Emmanuel Macron déclare ne pas être «l'obligé» de François Hollande puis rétropédale

GOUVERNEMENT Celui qui vient tout juste de lancer son mouvement « En marche » revendique sa liberté politique…

H. B. avec AFP

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Emmanuel Macron à Londres, le 14 avril 2016.
Emmanuel Macron à Londres, le 14 avril 2016. — J.TALLIS / AFP

Le ministre de l’Economie marque de plus en plus sa distance vis-à-vis du gouvernement. Dernier acte en date, une déclaration lors d’une interview accordée aux quotidiens régionaux du groupe Ebra. Emmanuel Macron y revendique sa liberté politique et explique que sa nomination par François Hollande n’en fait pas « son obligé ». « J’ai une loyauté personnelle envers François Hollande. Je lui dois de m’avoir fait confiance et de m’avoir nommé au gouvernement », admet toutefois le ministre.

Puis dans la soirée de jeudi, Emmanuel Macron a rétropédalé dénonçant une phrase sortie de son contexte. « Dans cette interview, on ne veut sortir qu’une phrase de son contexte, parce que certains souhaitent affaiblir le président de la République. C’est insupportable, a-t-il déclaré à l’AFP. Il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. C’est ridicule. » Des accusations rejetées par le Groupe Ebra qui assure n’avoir "en aucun cas (…) sorti la phrase de son contexte ».

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Le 14 avril, François Hollande avait fait, lors de son intervention télévisée sur France 2, une déclaration en forme de mise au point : « C’est, entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie, il sait ce qu’il me doit, c’est une question de loyauté personnelle et politique ».

Emmanuel Macron, qui a lancé le 6 avril son mouvement, En marche !, entend bousculer le « système bipartiste, avec d’un côté le PS et de l’autre les Républicains », et prendre le « calendrier politique dans le bon ordre ». « Il faut une recomposition de l’offre politique, et il la faut maintenant », insiste-t-il.