François Hollande est arrivé au Liban pour une tournée au Moyen-Orient

POLITIQUE Cette «visite de travail» de deux jours au Liban doit être en particulier consacrée à la crise des réfugiés résultant de la guerre en Syrie...

B.D. avec AFP
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François Hollande (C) passe en revue la garde d'honneur avec le président du Parlement libanais, Nabih Berri (G) à son arrivée à Beyrouth, le 16 avril 2016.
François Hollande (C) passe en revue la garde d'honneur avec le président du Parlement libanais, Nabih Berri (G) à son arrivée à Beyrouth, le 16 avril 2016. — ANWAR AMRO / AFP

Le président français François Hollande est arrivé ce samedi au Liban, première étape d'une tournée de quatre jours au Moyen-Orient qui le mènera ensuite en Égypte puis en Jordanie. Le chef de l'Etat a été accueilli à l'aéroport international de Beyrouth par le vice-président du conseil des ministres libanais et ministre de la Défense, Samir Mokbel.

Cette «visite de travail» de deux jours au Liban doit être en particulier consacrée à la crise des réfugiés résultant de la guerre en Syrie, un conflit qui a fait plus de 270.000 morts depuis 2011 et poussé des millions de personnes à fuir les combats. Voisin de la Syrie, le Liban accueille 1,1 million de Syriens, soit l'équivalent d'un quart de sa population. François Hollande se rendra notamment dans un camp d'accueil, où il rencontrera des familles syriennes qui espèrent obtenir l'asile en France.

Crise institutionnelle

Le chef de l'Etat français arrive par ailleurs dans un pays qui vit une crise institutionnelle et n'a pas de président depuis mai 2014. Il aura des entretiens avec l'ensemble des responsables libanais «dans un esprit d'équilibre et de respect», selon son entourage. François Hollande rencontrera notamment le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Tammam Salam.

Il compte aussi marquer «le soutien» de la France «aux forces armées libanaises», alors qu'un important contrat de 2,2 milliards d'euros (dit «Donas») de fourniture d'armements français au Liban conclu en avril 2015, a été suspendu à l'initiative de l'Arabie saoudite qui devait le financer par un don. En janvier, l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait annoncé la reprise des livraisons au printemps.