VIDEO. Hollande sur France 2: Les phrases qu'il fallait retenir

TÉLÉVISION Le chef de l’Etat s’est exprimé pendant près de 90 minutes sur France 2 à l’occasion d’une nouvelle émission intitulée « Dialogues Citoyens »…

Hélène Sergent

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François Hollande dans l'émission de France 2 «Dialogues citoyens».
François Hollande dans l'émission de France 2 «Dialogues citoyens». — S.DE.SAKUTIN/AP/SIPA

Le Président n’a visiblement pas convaincu. Jeudi soir, à l’occasion de son intervention sur France 2 face aux journalistes de la chaîne et à quatre Français triés sur le volet, François Hollande n’a attiré que 3,5 millions de téléspectateurs (soit 14,3 % de part d’audience), moins que le programme diffusé au même moment sur la première chaîne, la série Falco. Pour autant son apparition sur le plateau de France Télévisions a été marquée par plusieurs sorties notables. 20 Minutes a fait le tri pour vous.

​« Emmanuel Macron doit être dans l’équipe et sous mon autorité »

Depuis le lancement de son mouvement « En marche », et les interviews accordées aux magazines Gala et Paris Match, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron semble vouloir s’imposer, chaque jour un peu plus, comme une « alternative » à l’actuel chef de l’Etat lors des prochaines échéances électorales.

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Une liberté de ton et d’action que François Hollande a tenu à recadrer en seconde partie d’émission. Interrogé sur les ambitions de son ministre, le président de la République a prévenu : « Il est à sa tâche (…) Il doit être dans l’équipe, sous mon autorité, ce n’est pas qu’une question de hiérarchie, il sait ce qu’il me doit, c’est une question de loyauté personnelle et politique ». Le message est clair.

Une candidature à l’élection présidentielle « à la fin de l’année »

Candidat ou pas candidat ? Sur ce point, la réponse de Hollande n’a pas varié de ses précédentes versions : la baisse du chômage sera la condition de son engagement dans la course à l’Elysée. « Si le quinquennat durait quatre ans, il y aurait des difficultés pour aller dans cette direction. Mais un quinquennat, c’est cinq ans. Et il se trouve que j’ai engagé une politique qui produit des résultats et qui en produira encore d’avantage », affirme-t-il. Quand se décidera-t-il ? « A la fin de l’année. » A l’heure actuelle, le chômage a atteint un nouveau record en février, avec 3.591.000 personnes sans emploi, soit 10,5 % de la population active.

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« Non il n’y aura pas d’interdiction [du voile] à l’université »

Après le petit recadrage destiné à Emmanuel Macron, François Hollande a fait de même avec son Premier ministre, Manuel Valls. Dans une interviewaccordée au journal Libération, le mercredi 13 avril dernier, le chef du gouvernement se prononçait en faveur de l’interdiction du voile à l’université. Une position qui n’a pas été du goût du Président qui a assuré que cette proposition ne se ferait pas, et qu’elle n’était pas conforme au droit : « Non, il n’y aura pas d’interdiction [du voile] à l’université. L’université est un lieu de liberté avec des règles qui ont toujours été celles de la liberté politique, syndicale, religieuse ».

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« Oui, ça va mieux »

Au-delà du dialogue engagé avec les quatre Français présents sur le plateau, le chef de l’Etat a surtout tenté d’assurer le « service après-vente » de son action et de celle de ses ministres depuis son élection en 2012. « En France, ça va mieux » a assuré François Hollande : « Il y a plus de croissance, il y a moins de déficit, il y a moins d’impôts, il y a plus de compétitivité, il y a plus de marges pour les entreprises, il y a plus de pouvoir d’achat pour les salariés. Voilà ce que j’ai fait depuis quatre ans, et voilà pourquoi je vais poursuivre jusqu’au bout », a-t-il martelé. Une énumération et des affirmations qui relèvent toutefois d’approximations.

« La loi Travail ne sera pas retirée »

C’était « la » revendication des opposants au projet de loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri. Une revendication qui n’a désormais plus lieu d’être à en croire le Président qui a assuré, lors de l’émission, que le texte serait maintenu et débattu à l’Assemblée. Evoquant la possibilité d’opérer des « corrections », François Hollande a tenté de promouvoir cette réforme, particulièrement mal perçue par les Français : « Ce que je veux, c’est qu’on puisse embaucher en CDI », a-t-il notamment expliqué.