Capture d'écran de François Hollande sur le plateau de "Dialogues citoyens" sur France 2 le 14 avril 2016 .
Capture d'écran de François Hollande sur le plateau de "Dialogues citoyens" sur France 2 le 14 avril 2016 . — Capture d'écran France 2

POLITIQUE

François Hollande sur France 2: Long plaidoyer du bilan économique du chef de l’Etat

Comment François Hollande a défendu son bilan économique lors de l’émission «Dialogues citoyens», ce jeudi soir sur France 2…

« Oui, ça va mieux, il y a plus de croissance, il y a moins de déficit, il y a moins d’impôts, il y a plus de compétitivité, il y a plus de marges pour les entreprises, il y a plus de pouvoir d’achat pour les salariés. Voilà ce que j’ai fait depuis quatre ans ». En une longue phrase, François Hollande a défendu son action lors de l’émission Dialogues citoyens sur France 2 ce jeudi soir. Se lançant dans un plaidoyer pro domo, le chef de l’Etat n’a pas délivré d’annonces majeures. Mais a défendu longuement son action.

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Estimant que son « cap » « a été de moderniser le pays tout en protégeant son modèle social », François Hollande a dressé une liste des mesures lancées depuis 2012. Interrogé sur leCrédit impôt compétitivité emploi (CICE), il a loué l’efficacité de cette réduction de cotisations pour les entreprises afin de leur permettre d’embaucher.

« 150.000 à 160.000 emplois nets » en 2016

« En 2015, nous avons créé 100.000 emplois nets de plus, c’est-à-dire que pour la première fois depuis cinq ans, l’économie française a créé davantage d’emplois qu’elle n’en a supprimés, je pense que c’est largement dû à cette politique-là », a-t-il dit. Un chiffre surestimé, car, selon l’Insee, l’économie française a créé 82.300 nouveaux emplois marchands en 2015, la première hausse enregistrée en quatre ans. François Hollande a encore espéré la création de « 150.000 à 160.000 emplois nets » en 2016.

Le chef de l’Etat a par ailleurs défendu le pacte de responsabilité, qui comprend le CICE. Grâce à lui, les entreprises « investissent », or « investir c’est permettre d’être plus compétitif demain, de créer des emplois après-demain », a-t-il insisté. Si l’investissement « est reparti, c’est bien parce qu’il a eu ce soutien », a-t-il poursuivi. En outre, il a « servi à mieux rémunérer les salariés […] c’était ce que je cherchais aussi […] qu’on puisse leur restituer une partie de ce qu’allait être le bénéfice des entreprises ».

« Corrections » sur la loi travail

Evoquant la réforme du Code du travail, qui se heurte à l’hostilité et des manifestations, le texte « ne sera pas retiré », mais François Hollande s’est dit prêt à des « corrections » au Parlement.

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A propos de la jeunesse, qui « n’est pas satisfaite, n’est jamais satisfaite et elle a raison de ne pas l’être », François Hollande a loué les mesures prises en sa faveur, comme la création de 60.000 postes dans l’éducation nationale. Il a affirmé à tort que la France était dans la « moyenne européenne » en matière de chômage des jeunes. Selon l’office européen de statistiques Eurostat, il s’élevait à 25,9 % dans l’Hexagone en janvier contre 19,7 % dans l’UE.

« Je ne renie rien de ce que j’ai dit au Bourget », a-t-il ajouté. « Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse, sur les moyens que je lui aurais donnés », a-t-il répondu, en référence àson discours de campagne de janvier 2012. Interrogé sur sa candidature à la présidentielle de 2017, il a expliqué qu’il rendrait sa décision « à la fin de l’année ». Avant de préciser qu’une éventuelle candidature serait conditionnée à la réduction du nombre de chômeurs.