«Dialogues citoyens» avec François Hollande: Qui sont les quatre Français qui interrogeront le Président de la République?

PANEL Ils sont censés être représentatifs des problématiques rencontrées par le pays....

M.P.

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Véronique, la maman d'un jeune parti en Syrie témoigne dans une campagne vidéo choc.
Véronique, la maman d'un jeune parti en Syrie témoigne dans une campagne vidéo choc. — Stop Djihadisme

Ils ont été choisis pour interpeller François Hollande ce jeudi, dans l’émission Dialogues citoyens. Anne-Laure Constanza, Antoine Demeyer, Marwen Belkaid et Véronique Roy sont ces Français choisis par France 2 car représentatifs et porteurs de problématiques qui agitent actuellement la société française. 20 Minutes vous propose de faire leur connaissance en amont.

Anne-Laure Constanza, la patronne de PME

Anne-Laure Constanza.

Elle vote à droite - Nicolas Sarkozy en 2012. Et cette patronne de PME spécialisée dans les vêtements de grossesse représente ces entreprises qui réussissent, qui embauchent. Avec 35 salariés, sa PME a enregistré une croissance de 50 % en 2015, par rapport à 2014. Elle s’exporte même, notamment en Europe. Et si tout va bien de ce côté-là, elle a toutefois « l’impression de courir un marathon avec dix kilos aux pieds », en raison des lourdeurs françaises. « Le rêve des entrepreneurs, c’est pas de licencier, c’est de recruter facilement », expliquait-elle ainsi dans le reportage qui lui était consacré sur France 2. Elle aura donc la charge d’interroger le chef de l’Etat sur sa politique économique, notamment sur la loi Travail.

Antoine Demeyer, l’électeur du FN

Antoine Demeyer

Ancien électeur socialiste, cet habitant d’Anor (Nord) a basculé, comme beaucoup d’autres dans cet ancien bastion PS, dans le vote FN depuis 10 ans,explique France 2. Pour lui, l’un des principaux problèmes de la France se nomme l’Europe, avec la complicité de François Hollande. « J’ai l’impression qu’il prend les ordres des autres pays et qu’aujourd’hui, ce sont les autres pays qui décident pour nous. Ce que je voudrais lui faire comprendre, c’est qu’on est la France, on n’est pas un autre pays, on n’est pas l’Allemagne, Bruxelles, la Grèce ou les États-Unis », explique ce conducteur de bus. Le chef de l’Etat aura fort à faire pour le convaincre.

>> A lire aussi : VIDEO. François Hollande sur France 2: Quatre Français racontent leur face-à-face avec les politiques à la télé

Marwen Belkaid, le « nuit-deboutiste »

Marwen Belkaïd

Etudiant d’une école de commerce à Nantes, ce jeune homme de 22 ans a grandi dans les quartiers nord de Marseille. C’est un engagé de la première heure du mouvement #NuitDebout qui est le miroir, selon lui, de « toutes les luttes : des salariés précaires aux étudiants angoissés, des chômeurs embourbés dans la fange de la pauvreté aux retraités qui peinent à survivre », comme il l’explique sur son blog. Il devrait attaquer frontalement François Hollande, celui pour qui il a voté pour la première fois à la présidentielle en 2012, et qui l’a déçu. « La loi El Khomri aura été l’infamie de trop, la gourmandise de trop d’un pouvoir politico-économique qui se retrouve bien mal en point face à la réaction du peuple. Nous voilà éveillés, il sera dur de nous rendormir », écrit aussi celui qui rêve de faire la politique autrement, selon le sujet que lui a consacré France 2.

Véronique Roy, mère de djihadiste
 

Véronique, la maman d'un jeune parti en Syrie témoigne dans une campagne vidéo choc.

Ce n’est hélas pas la première fois que Véronique Roy passe à la télé. Son histoire, elle l’a déjà racontée aux médias : en janvier 2016, elle reçoit un texto d’un membre de Daesh : « l’Etat islamique se construit avec le sang des martyrs ». Elle comprend immédiatement que son fils, Quentin, 23 ans, est mort. Et s’engage pour faire connaître l’histoire de son fils, devenue presque banale, d’un jeune homme qui bascule rapidement dans la radicalisation et participe notamment à la campagne #StopDjihadisme. Elle fait parler d’elle en mars dernier, lorsqu’elle accuse le maire de Sevran d'« immobilisme » face aux recruteurs de Daesh qui sévissent dans la ville. Cette mère de famille devrait donc aborder avec le chef de l’Etat les problématiques de la radicalisation djihadiste, du terrorisme, voire de la politique française en Syrie.