Loi travail: Les syndicats étudiants satisfaits de certaines mesures, mais toujours opposés au projet

TRAVAIL Malgré la batterie de mesures annoncée par Matignon, les organisations de jeunesse vont continuer la mobilisation dans la rue…

20 Minutes avec AFP

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Lilia Le Bas et William Martinet (Unef) à leur arrivée le 11 avril 2016 à Matignon à Paris.
Lilia Le Bas et William Martinet (Unef) à leur arrivée le 11 avril 2016 à Matignon à Paris. — PATRICK KOVARIK

Pour calmer la colère des lycéens et des étudiants, Manuel Valls a annoncé ce lundi plusieurs mesures en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. La plupart des organisations de jeunesse se sont dites satisfaites, tout en affirmant qu’elles restaient mobilisées contre le projet de Loi travail.

Ces mesures n’ont pas pour objectif d'« éteindre une contestation » mais de « répondre à des inquiétudes profondes qui nécessitent une réponse dans la durée », a assuré le Premier ministre, sans modifier la Loi travail, actuellement dans sa phase parlementaire.

« On a franchi un cap important », estime l’Unef

« Parce que les jeunes se sont mobilisés et ont relevé la tête, ils ont réussi à obtenir des mesures fortes », a estimé le président de l’Unef, premier syndicat étudiant, à l’issue de la rencontre. « On a franchi un cap important », a salué William Martinet, exprimant sa « satisfaction ». « Ça va dans le bon sens », a approuvé l’Union nationale lycéenne (UNL).

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Toutefois, « ça ne lève pas tous les désaccords, notamment sur la Loi travail », a poursuivi William Martinet, « c’est pour ça que l’Unef reste solidaire de l’intersyndicale » qui appelle, comme les organisations lycéennes, à manifester le 28 avril aux côtés des syndicats de travailleurs.

« Un coup de poignard » pour la CGPME

Du côté du patronat, la CGPME a dénoncé « un coup de poignard porté dans le dos des entreprises », menaçant de quitter la négociation sur l’assurance chômage pour protester contre la surtaxation des CDD.

Le président du MoDem François Bayrou a lui déploré une décision « électoraliste à courte vue », alors que « l’orientation initiale du texte était d’assouplir les règles sur le travail et d’en alléger le coût ».