«Panama papers»: Hollande félicite les «lanceurs d'alertes» et se réjouit des rentrées fiscales

REVELATIONS Pour le président de la République, ces révélations sont l'annonce de rentrées d'argent pour l'Etat...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande, le 30 mars 2016.
François Hollande, le 30 mars 2016. — SIPA

Il a profité d’une visite de terrain dans une entreprise de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour évoquer le scandale fiscal qui fait trembler la planète: les Panama papers. François Hollande a assuré lundi que ces révélations donneraient lieu en France à des « enquêtes » fiscales et des « procédures judiciaires ».

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« Toutes les informations qui seront livrées donneront lieu à des enquêtes des services fiscaux et à des procédures judiciaires », a assuré le chef de l’Etat. Il a par ailleurs remercié les « lanceurs d’alerte et la presse » pour ces révélations qui vont, selon lui, permettre de nouvelles « rentrées fiscales ».

« C'est une bonne nouvelle »

« Si je peux dire, c’est une bonne nouvelle que nous ayons connaissance de ces révélations parce que ça va nous faire encore des rentrées fiscales de la part de ceux qui ont fraudé », a affirmé le président, soulignant que « rien que pour l’année 2015, 20 milliards d’euros ont été notifiés à ceux qui avaient fraudé » et que sur ces 20 milliards, l’Etat avait « déjà repris 12 milliards d’euros ».

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« C’est grâce à un lanceur d’alerte que nous avons maintenant ces informations. Ces lanceurs d’alerte font un travail utile pour la communauté internationale, ils prennent des risques, ils doivent être protégés », a encore dit le chef de l’Etat. Une enquête internationale réalisée par plus de 100 journaux sur quelque 11,5 millions de documents a révélé dimanche des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, parmi lesquels le cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine, ou encore les footballeurs Michel Platini et Lionel Messi.

Ces documents, regroupés sous la dénomination « Panama papers » proviennent du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca.