Primaire à droite: François Fillon veut «casser la baraque»

AMBITION Toujours dans la course, François Fillon mobilise ses troupes... 

20 Minutes avec AFP
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Le député Les Républicains François Fillon, en meeting le 10 décembre 2015 à Nantes.
Le député Les Républicains François Fillon, en meeting le 10 décembre 2015 à Nantes. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

L’ancien Premier ministre sort de sa réserve. François Fillon (Les Républicains), candidat à la primaire pour 2017, a affirmé qu’il voulait « casser la baraque pour la reconstruire autrement », devant environ un millier de ses relais locaux, réunis ce samedi à Paris.

« Moi, je ne suis pas le candidat de la revanche, je ne suis pas celui du consensus. Je viens sérieusement casser la baraque pour la reconstruire autrement », a lancé l’ancien Premier ministre, dans une allusion à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Le député de Paris, qui reste jusqu’alors dans les sondages à la quatrième place, derrière Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, a répété que la situation de la France était « grave » et « qu’on s’en sortira par une transformation de notre modèle économique et social ». « Tout le reste n’est que ficelles, dérobade et démission », selon lui.

« Je ne suis pas une star, je refuse les plateaux de télévision où l’on se moque de tout », « je suis candidat à l’élection présidentielle par devoir et pour faire, pas pour mon image, pas pour les honneurs », a insisté Fillon.

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François Fillon dénonce les « bonimenteurs »

Il a décoché des flèches contre le couple exécutif - en dénonçant « les mensonges » du président François Hollande ou « la soupe tiède » du Premier ministre Manuel Valls sur le projet de loi travail - mais aussi contre ses concurrents à la primaire.

Sans nommer personne, il a dénoncé « les bonimenteurs promettant aux Français « de leur redonner de l’espérance avec des tisanes ».

« Pour cette primaire, je vois les candidatures fleurir et les clichés aussi. Il y a les expérimentés ! Il me semble que j’en suis… Il y a les jeunes ! Enfin, les jeunes… façon de parler. Il y a les femmes. Là j’avoue, je m’incline, mais il y en a suffisamment dans mon équipe pour accorder le féminin au masculin », a-t-il argué.

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