Face à la polémique, le Foll promet un représentant de la protection animale dans chaque abattoir

ANIMAUX MALTRAITES Le ministre de l'Agriculture a réagi après la diffusion d'images choquantes mardi dans un abattoir basque...

D.B. avec AFP

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Stéphane Le Foll le 30 mars 2016 à Paris. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON
Stéphane Le Foll le 30 mars 2016 à Paris. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON — AFP

Impossible de rester de marbre après les nouvelles images choquantes d’animaux maltraités dans un abattoir basque diffusées cette semaine. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé jeudi vouloir imposer un représentant de la protection animale dans chaque abattoir.

« Il y aura des représentants pour la protection animale dans tous les abattoirs de France », des salariés à qui sera accordé une « protection » particulière pouvant aller jusqu’au « statut de lanceur d’alerte », a-t-il déclaré au micro d’Europe 1.

Des inspections dans tous les abattoirs

Après la diffusion mardi par l’association de défense des animaux L214 de vidéos choquantes de maltraitances infligées à des animaux dans un abattoir du Pays basque, le ministre avait déjà ordonné des inspections dans l’ensemble des abattoirs de France.

>> A lire aussi : Qui est L214, l’association qui a diffusé les images des abattoirs du Vigan et d’Alès?

« Il y a au niveau européen une réglementation qui prévoit des représentants pour la protection animale dans chaque abattoir », a-t-il fait observer jeudi. Or, cette mesure n’est pas complètement mise en oeuvre en France. Par ailleurs, « il y avait (un tel représentant) dans cet abattoir à Pau », a-t-il relevé. « Cela veut dire qu’il n’a pas parlé. Est-ce que c’est parce qu’il avait peur, est-ce que c’est parce qu’il avait des pressions », s’est-il interrogé.

Pour éviter que de telles situations se renouvellent, Stéphane Le Foll souhaite accorder « une protection pour ces salariés, qui pourra aller jusqu’à leur donner le statut de lanceur d’alerte pour qu’ils soient protégés et qu’ils puissent, dès que quelque chose ne va pas, le dire aux services vétérinaires ».