Présidentielle 2017: Nicolas Hulot hésite

ECOLOGIE L’écologiste estime que la question de la candidature à sa présidentielle n’est pas d’actualité, soulignant toutefois que sa décision n’est pas définitive…

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Hulot
Nicolas Hulot — ERIC PIERMONT / AFP

Candidat, pas candidat ? Quand on lui demande s’il se présentera à la présidentielle de 2017, l’écologiste Nicolas Hulot livre une réponse quelque peu indécise.

L’ex-envoyé spécial de François Hollande pour la planète, a en effet affirmé ce mercredi ne pas y être candidat, tout en précisant que sa position n’était pas « définitive ».

« Pas la question du moment »

« Non », a répondu sur Europe 1 Nicolas Hulot à la question : « Serez-vous candidat à la présidence de la République l’année prochaine » ?

« Ce n’est pas la question du moment, a-t-il développé, la question du moment, c’est de créer du fond, c’est de savoir quelles sont les propositions, car c’est facile d’être dans le constat. »



Une décision non définitive

« Il ne faut pas se jeter dans l’arène au prétexte qu’il y a un désarroi et que, tous autant qu’on est, on a envie de quelque chose de différent », a estimé le candidat malheureux à la primaire écologiste en 2011.

Mais « ma décision n’est pas définitive », a-t-il précisé. « Pour trancher définitivement dans un sens ou un autre, il y a un travail monumental à faire, je le démarre tout juste et mettre la charrue avant les boeufs serait complètement irresponsable », explique-t-il.

« J’ai une intuition à me forger et je n’ai pas assez d’éléments aujourd’hui », a-t-il ajouté, alors que David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) depuis l’entrée au gouvernement d’Emmanuelle Cosse, a déclaré publiquement espérer sa candidature.

« La seule chose que je peux acter, c’est que je voudrais contribuer à donner de la visibilité à des hommes et des femmes qui se battent au quotidien dans la société civile mais qui ne sont pas identifiés et qui ne pèsent pas suffisamment », a résumé le défenseur des causes environnementales.

Pas d’homme ou de femme providentielle

Nicolas Hulot a nié « fuir ses responsabilités ». « Agir, c’est proposer des solutions », s’est-il défendu en disant avoir contribué au Grenelle de l’environnement, à la loi sur la transition énergétique et à la COP21.

« L’idée qu’il y aurait un homme ou une femme providentielle qui va remettre le pays à niveau, ce n’est comme cela que ça va marcher », a fait valoir l’écologiste qui voudrait « que les grandes formations politiques sortent de leur aversion » pour les sujets environnementaux.

Cet homme providentiel pourrait pourtant bien être Nicolas Hulot, à en croire un sondage réalisé au début de l’année. A la question « Quelle personnalité souhaitez-vous qu’elle joue un rôle important au cours des prochaines années », c’est Nicolas Hulot qui arrivait bel et bien en tête avec 50 % de réponses. Il devançait alors le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et le Premier ministre Manuel Valls, qui avaient obtenu chacun 49 % des souhaits.