Déchéance de nationalité: Les réactions à la décision de François Hollande

CONSTITUTION Si Nicolas Sarkozy fait porter la responsabilité de l'échec au chef de l'Etat, Manuel  Valls a des « regrets » et Jean-Christophe Cambadélis présente ses «excuses» aux Français...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy à Londres le 23 mars 2016.
Nicolas Sarkozy à Londres le 23 mars 2016. — NIKLAS HALLE'N / AFP

Les réactions se multiplient après la décision de François Hollande, mercredi, d’enterrer la réforme consitutionnelle. Dans la foulée de la prise de parole du chef de l’Etat, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a présenté les « excuses » de la majorité aux Français, pour n’avoir pas « convaincu la droite », qu’il a accusée de « dérobade », de voter le projet de révision constitutionnelle. Manuel Valls, qui a défendu becs et ongles le projet de réforme constitutionnelle, a dit « regretter amèrement » que la droite sénatoriale ait refusé la « main tendue » de la gauche sur une « mesure voulue par l’opposition, une mesure que le président de la République et l’exécutif, dépassant les frontières partisanes, ont voulu mettre en oeuvre dans un souci d’unité ».

 

Une analyse qui sans surprise, n’est pas du tout partagée par Nicolas Sarkozy. « Nous sommes au coeur du système de M. Hollande. A force de promettre tout et le contraire de tout, la réalité, c’est qu’il condamne le pays au blocage et à l’immobilisme. Il a créé les conditions de l’échec », a affirmé le président du parti Les Républicains. Une position que ne partage pas son ancien porte-parole, Frédéric Lefebvre. Pour le député des Français de l’Etranger (Amérique du Nord) LR, toute la classe politique est « responsable » de ce fiasco.

Marine Le Pen, présidente du FN, juge de son côté que le chef de l’Etat est « seul responsable » de cet « échec historique ». Quant au patron de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, il pointe « la grande faiblesse politique de Hollande ».


François Hollande trouve donc peu de soutien, y compris dans son camp qui, pour une grande part, y était opposé.