Candidature de Hollande en 2017: Les éléments de langage auxquels vous n'échapperez pas

PLAN COM' Son entourage ne devrait pas tarder à préparer le terrain dans les médias…

T.L.G.
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Le président français François Hollande, ici à Bruxelles, le 18 mars 2016, viserait bien un second mandat.
Le président français François Hollande, ici à Bruxelles, le 18 mars 2016, viserait bien un second mandat. — THIERRY MONASSE AFP

Sera-t-il candidat ? François Hollande reste encore très évasif sur l’éventualité d’un nouveau mandat. En privé, le chef de l’Etat aurait pourtant déjà fixé un calendrier. Sa décision serait annoncée fin novembre-début décembre, après la primaire de la droite et du centre. Ses proches auraient pour mission de préparer le terrain de l’opération reconquête. 20 Minutes vous dévoile en exclusivité les éléments de langage que vous entendrez ces prochains mois sur les plateaux télé.

« François Hollande est le candidat légitime »

Note élément de langage.
Note élément de langage. - TLG

Parce qu’il est le président sortant, François Hollande serait le mieux placé pour représenter la gauche à la présidentielle. « Bien sûr que c’est le candidat légitime, » puisque «c’est le président en place », a récemment lancé Emmanuel Macron. Des mots qui reviendront en boucle dans le discours des partisans du chef de l’Etat. Au regard de l’histoire, l’argument est implacable. Tous les présidents de la Ve République ont été candidat à leur réélection (à l’exception de Georges Pompidou, décédé). L’argument sera également utile pour balayer l’idée d’une primaire à gauche, comme l’a déjà fait Manuel Valls sur BFM TV.

« François Hollande n’a pas à rougir de son bilan »

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Mariage pour Tous, pacte de responsabilité, loi Travail, loi Macron… Le bilan du quinquennat sera défendu bec et ongles par les soutiens de l’exécutif. « Les ministres doivent aller sur le terrain, expliquer les textes en préparation et mettre en valeur ce que nous avons fait », a assuré le président il y a quelques jours, rapporte Le Figaro ce mardi.

« La reprise économique est là »

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Lechef de l’Etat a lié sa candidature à la courbe du chômage. Celle-ci pourrait s’inverser dans les prochains mois, bénéficiant d’une (timide) reprise économique. Selon la dernière note de l’Insee présentée à la mi-mars, la croissance « gagnerait un peu de tonus au premier semestre » avec une hausse de 0,4 % du PIB de janvier à mars et d’avril à juin. Les fidèles de Hollande ne se priveront pas pour s’enthousiasmer sur les plateaux télé de cette conjoncture favorable.

« En 2011, François Hollande était à 3 % »

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​François Hollande continue de sombrer dans les enquêtes de popularité. Dans la dernière en date, publiée mardi par Odoxa-France Inter-L’Express-Presse régional, le président atteint son plus bas niveau depuis fin 2014, à 18 % d’opinions favorables. « Qu’importe, les sondages ne font pas une élection », répondront ses proches. Ces derniers devraient rappeler que le candidat à la primaire était parti de très, très loin en 2011. A l’époque, au sein même du PS, beaucoup raillaient alors le « Monsieur 3 % » des sondages.

« François Hollande a su rassembler les Français »

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« Mon premier devoir, c’est de vous protéger », assurait le président lors de ses vœux aux Français. Face aux attentats, le chef de l’Etat s’est posé en père protecteur de la Nation souhaitant rassembler les Français. Cet élément devrait être mis en avant, au moment de faire le bilan. Julien Dray, fidèle du président, lançait la première couche sur RTL dimanche. « Je pense que c’est un bon président. Avec tout ce qui s’est passé sur ce quinquennat, ce président a tenu bon. Il y a une chose qui va : c’est la France. Elle a tenu dans une situation où elle aurait pu se déliter, se déchirer, s’affronter. »