Présidentielle 2017: Le député MoDem Jean Lassalle annonce sa candidature

PRESIDENTIELLE L'élu des Pyrénées-Atlantiques s'est «mis en congé volontaire» du MoDem sur fond de désaccord avec son président François Bayrou...

20 Minutes avec AFP

— 

Le député MoDem Jean Lassalle après son tour de France en décembre 2013.
Le député MoDem Jean Lassalle après son tour de France en décembre 2013. — WITT/SIPA

A un an de l’élection présidentielle, les candidats sortent peu à peu du bois. Jeudi, c’est Jean Lassalle, député (MoDem) des Pyrénées-Atlantiques, qui a rejoint une liste de prétendants déjà longue en annonçant sa candidature au quotidien La République daté de jeudi.

«Je pose cet acte avec humilité et enthousiasme. Cette décision a été profondément et parfois douloureusement réfléchie», a déclaré le député de 60 ans. Ce Basco-Béarnais, qui s'est «mis en congé volontaire» du MoDem sur fond de désaccord avec son président François Bayrou, précise qu'il n'envisage pas de participer à la primaire de la droite de novembre prochain.

« Rien n'empêchera François Bayrou de me rejoindre quand il en aura fini avec Juppé »

«Le peuple se sent déjà largement dépossédé de ses capacités de choix. Les primaires renforcent ce sentiment qu'il n'a plus d'autre option que de voter pour des candidats choisis en amont par les trois ou quatre partis dominants», explique-t-il.

Son initiative signe-t-elle une rupture avec le maire de Pau ? «Pas du tout», répond Jean Lassalle. «Je ne partage pas ses choix politiques actuels. Cela nous est déjà arrivé dans le passé, sans toutefois atteindre ce niveau» mais «nous le surmonterons. Rien n'empêchera François Bayrou de me rejoindre au mois de décembre quand il en aura fini avec Alain Juppé», ajoute-t-il.

Jean Lassalle avait mené une grève de la faim en 2006 pour empêcher (avec succès) la délocalisation d'une usine dans sa commune qui employait 150 salariés. En 2013, il a effectué une marche à travers la France à la rencontre de milliers de Français dont il avait consigné les remarques dans des «cahiers de l'espoir».