Présidentielle 2017: Nathalie Arthaud désignée candidate Lutte Ouvrière

POLITIQUE Lutte Ouvrière n’envisage pas de participer à une primaire à gauche…

Clémence Apetogbor
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Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière,  «Lutte Ouvrière», le 18 mai 2013.
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, «Lutte Ouvrière», le 18 mai 2013. — CORNIER GAEL/SIPA

Ce lundi, sur le plateau d’iTélé, Nathalie Arthaud a annoncé qu’elle était la candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle de 2017, à la suite du congrès du parti qui s’est tenu le week-end dernier.

« Il (le congrès) m’a désignée pour être candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle de 2017 pour faire entendre le camp des travailleurs. Lutte ouvrière défend ses idées et essaye de faire entendre le camp des travailleurs dans toutes les élections. Donc, nous serons aussi présents en 2017 », a affirmé la candidate, qui s’était déjà présentée en 2012. Elle avait recueilli 0,56 % des suffrages. Actuellement, elle est créditée d’environ 1 % des voix dans différents sondages.

Le droit du Travail dynamité

Nathalie Arthaud a directement accusé les ténors de la droite d’avoir mis en oeuvres des mesures anti-ouvrières. « (Alain) Juppé, (François) Fillon, (Nicolas) Sarkozy se moquent de (François) Hollande en disant qu’il n’a pas de cap et de colonne vertébrale. Mais la réalité, c’est qu’en termes de mesures anti-ouvrières, il les a tous dépassés, de plusieurs têtes », a-t-elle affirmé.

« Ça a été la réforme sur les retraites, la loi sur la compétitivité, ce cadeau au patronat, et puis là maintenant, c’est un peu la cerise sur le gâteau, on a le dynamitage du droit du Travail », a poursuivi Nathalie Arthaud.

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Une offensive du monde du travail

« Certes, aucun scrutin ne peut suffire à changer le sort des classes populaires. Aucune élection ne peut même permettre de résister aux attaques du patronat, comme celles aujourd’hui menées par ses serviteurs Hollande et Valls. Seule une contre-offensive du monde du travail, avec des grèves et des manifestations de masse, permettrait d’y faire face », analyse d’autre part LO dans un communiqué ce lundi.

« Mais il faut aussi que les travailleurs soient capables d’affirmer leur point de vue de classe, d’exprimer leurs mots d’ordre, y compris lors des échéances électorales. Il faut qu’ils puissent apparaître comme une force politique, contre cette gauche gouvernementale si dévouée à la classe capitaliste, contre cette droite qui n’aspire qu’à prendre sa place, contre le Front national qui rêve également d’accéder au pouvoir, pour faire pire encore », poursuit le communiqué.