Loi travail: La CFDT satisfaite, FO et la CGT réclament le retrait du texte

SOCIAL Manuel Valls a rendu son arbitrage concernant l'avant-projet de loi travail, lundi après-midi à Matignon, suscitant satisfaction et indignation parmi les représentants des partenaires sociaux...

William Pereira, avec AFP
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Jean-Claude Mailly (FO), s'est rendu aujourd'hui à Matignon.
Jean-Claude Mailly (FO), s'est rendu aujourd'hui à Matignon. — CHAMUSSY/SIPA

Manuel Valls a rendu son arbitrage aux représentants des syndicats concernant l’avant-projet de loi El Khomri, ce lundi après-midi à Matignon. La CGT, FO, la CFDT, l’Unef et la FAJ étaient entre autres présents pour prendre connaissance des modifications apportées au texte.

 



 

Les syndicats « réformistes » ont quitté la réunion satisfaits par certains ajustements opérés par le gouvernement, comme le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales ou encore le développement de la négociation collective en entreprise et dans les branches. Des avancées que la CFDT n’a pas hésité à mettre en avant sur son compte Twitter et que son secrétaire général a saluées au micro de BFM TV. « Si ces annonces se confirment dans le texte, la CFDT estimera qu’il y aura eu des avancées », a-t-il déclaré.

 





 

De son côté, la FAJ se réjouit du fait que la garantie jeune soit étendue à tous les 18-25 ans, y compris à ceux sans emploi ni formation. C’était l’une des demandes phares de l’organisation étudiante.

 

 

La CGT, FO et l’Unef campent sur leurs positions

Du côté des mécontents, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a indiqué sur son compte Twitter qu’il avait confirmé au Premier ministre la demande du retrait de projet de loi, au nom de FO.

 



 

Discours similaire chez la CGT mais aussi l’Unef, dont le président William Martinet est loin de se contenter de la révision de l’avant-projet de loi travail. Il émet notamment des réserves quant à la supposée « universalité » de la garantie jeunes et se dit toujours convaincu qu'« on vaut mieux que ça ».



 



 

Selon l’AFP, l’Unef appelle les jeunes à continuer la mobilisation contre la loi travail. Une nouvelle journée d’action est déjà prévue pour le jeudi 17 mars.