VIDEO. «Des paroles et des actes»: Les moments marquants de l’émission politique

DEBATS Petit florilège des polémiques et des sourires en cinq ans d'émission...

T.L.G.

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Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen sur le plateau de DPDA.
Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen sur le plateau de DPDA. — France 2/YouTube

DPDA, c’est fini. L’émission politique de France 2 « Des paroles et des actes », animée par David Pujadas, va s’arrêter. « C’est une émission qui, à mon avis, a donné tout son jus », a indiqué lundi le directeur de l’information de France Télévisions, Michel Field sur Europe 1. Lancée en 2011, DPDA a été jalonnée de polémiques. Petit florilège.

Jean-François Copé interpellé par Isabelle Maurer, chômeuse

« Scandaleux ! C’est scandaleux […] Si je suis fâchée, c’est que ça fait 40 ans qu’on me promet que demain sera meilleur et il est pas meilleur, et y’a toujours plus de chômage ! » Ce soir d’octobre 2013, Isabelle Maurer, 50 ans, mère de trois enfants vivant du RSA, reproche à Jean-François Copé de vouloir abaisser les allocations chômages. « On survit avec le peu qu’on ose nous donner. Bientôt on pourra plus se payer un morceau de savon pour se laver et faut encore que je dise merci ! » L’ex patron de l’UMP en gardera un souvenir amer.

Marine Le Pen refuse de débattre avec Jean-Luc Mélenchon

« Ce débat n’a pas de sens ». Février 2012, la présidentielle bat son plein.France 2 décide d’organiser un débat entre la présidente du FN et le candidat du Front de Gauche. Mais Marine Le Pen refuse de répondre au « petit candidat » Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de l’avoir « injuriée » pendant la campagne.

« Vous m’avez traité de semi-démente », assure-t-elle. « Ça vous laisse une bonne moitié », ironise-t-il. Pendant plusieurs minutes, le candidat du FG torpille les propositions du Front national. La candidate, elle, poursuit sa lecture du journal en plein direct.

Sarkozy déplore l’absence de ministres face à lui

Février dernier, Nicolas Sarkozy est sur le plateau de DPDA. Face à lui ? Une chaise vide. Emmanuel Macron (Economie), Christiane Taubira (ex-ministre de la Justice), Marisol Touraine (Santé) et Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement) auraient refusé de jouer le rôle de contradicteur. « Dois-je en conclure que nous sommes la seule démocratie au monde où les responsables gouvernementaux considèrent que leur devoir n’est pas de débattre avec le président de la première formation de ce pays ? » a-t-il lancé.

« Taisez-vous Alain Finkielkraut »

En janvier dernier, Alain Finkielkraut est pris à partie par Wiam Berhouma, professeur d’anglais musulmane. Elle reproche au philosophe d’avoir « obscurci nos esprits avec tout un tas de théories vaseuses et approximatives » et « alimenté un climat délétère ».

« Pour le bien de la France, taisez-vous », conclut-elle, en référence à une phrase prononcée par le philosophe lors d’une autre émission.

Trois heures avant, Marine Le Pen annule

Le 22 octobre dernier, Marine Le Pen annule sa participation à l’émission trois petites heures avant le direct. « Je ne me rendrai pas ce soir à cette mascarade […] L’amateurisme et la servilité de David Pujadas ont transformé aujourd’hui l’organisation de cette émission en véritable pantalonnade ».

Quelques heures plus tôt, droite et gauche dénonçaient un manque d’équité de la chaîne en décidant d’inviter seule la candidate frontiste dans la région Nord. Xavier Bertrand (LR) et Pierre de Saintignon (PS) sont finalement invités à participer à l’émission mais Marine Le Pen refuse ces changements, entraînant la déprogrammation de l’émission.

Philippe Poutou crève l’écran

En avril 2012, DPDA consacre son émission à cinq « petits » candidats de l’élection présidentielle. Parmi eux, Philippe Poutou. Le candidat du NPA étonne par son naturel et ses déclarations. « Si je suis là, si je me fais chier à faire des interviews comme ça depuis huit mois… on n’a pas d’ambition personnelle, nous, j’ai pas rendez-vous avec le peuple moi ».