Le député frondeur Pouria Amirshahi claque la porte du Parti socialiste

PARTI L’élu socialiste, l’un des plus critiques vis-à-vis de l’exécutif, se retirera en 2017 de la vie politique…

20 Minutes avec AFP
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Pouria Amirshahi, en 2009. 
Pouria Amirshahi, en 2009.  — OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

Après plusieurs mois de désaccords avec la politique menée par le gouvernement,Le député PS frondeur Pouria Amirshahi a annoncé qu’il quittait le Parti socialiste. Dans un entretien au Monde, il a expliqué qu’il abandonnera en 2017 son mandat pour « retourner à la vie professionnelle ».

« Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d’un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d’avenir heureux pour le pays », déclare l’élu des Français de l’étranger, membre du PS depuis près de trente ans.

Le pays gouverné « par des néoconservateurs »

Les partis, déplore-t-il, « semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité », déplore-t-il en estimant que le PS est « sans ressorts, sans idées ».

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« La France n’est pas gouvernée par l’aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près… D’ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire : déchéance de nationalité, état d’urgence, surenchère pénale, droit du travail », ajoute-t-il en dénonçant une « succession de renoncements » depuis 2012.

Un homme toujours engagé

Pouria Amirshahi n’en abandonne pas pour autant son engagement. « Il faut poser aujourd’hui les fondements d’un modèle viable et doux. Défendre des causes communes entre citoyens, défendre les biens communs tant négligés, stopper la destruction des espèces vivantes, encourager de nouvelles formes de propriété sociale d’entreprise ».

« Cela se traduit notamment par la mise en valeur de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui luttent ou mènent des expériences qui fonctionnent : c’est la raison d’être du Mouvement commun que j’ai fondé avec d’autres », qui ne présentera pas de candidats « aux élections », a précisé le député.