Loi Travail: Les syndicats ne parviennent pas à s'unir pour faire plier l'exécutif

REFORME L’unité affichée par l’ensemble des syndicats le 23 février dernier n’est plus qu’un souvenir…

20 Minutes avec AFP

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Manifestation de la fonction publique pour la défense des conditions de travail à l'appel de différents syndicats le 26 janvier 2016.
Manifestation de la fonction publique pour la défense des conditions de travail à l'appel de différents syndicats le 26 janvier 2016. — SIPA

Plusieurs syndicats se sont réunis ce jeudi en intersyndicale pour tenter de trouver un accord et obliger le gouvernement à revoir sa copie sur la loi Travail.

Mais seulement cinq d’entre eux, dont la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, sont parvenus à un accord pour exiger que le projet de loi El Khomri soit « impérativement modifié en profondeur ».

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Le projet de loi « ne doit pas être seulement ajusté, mais impérativement modifié en profondeur, afin de le rééquilibrer en faveur des salariés », indique le texte signé à l’issue de la réunion de près de quatre heures par les syndicats dits « réformistes » (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa), ainsi que la Fage.

Trop flou

« Le texte n’est pas signable. Il est trop flou et interprétable comme on veut », a expliqué pour sa part Fabrice Angéi, de la CGT, non-signataire.

« Il y a des organisations syndicales en France qui préfèrent ne pas faire de propositions, on l’a encore vu ce matin », a de son côté regretté Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT.

Points de discorde

Les signataires réclament le retrait de la barèmisation des indemnités prud’homales et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral de l’employeur.

La loi « doit permettre aux juges d’apprécier la réalité des difficultés économiques et retirer le périmètre national », affirment-ils aussi dans le communiqué.

Tous les syndicats, y compris les non-signataires, doivent se revoir le 18 mars, a indiqué Luc Bérille, numéro un de l’Unsa.

Un nouveau rendez-vous

Les syndicats n’ont pas réussi l’alliance du 23 février. Ce jour-là, à l’issue d’une intersyndicale, la première depuis 2013, neuf syndicats, dont la CGT, la CFDT, Solidaires, FSU ou l’Unef ont dénoncé dans un texte commun un projet « à risques » pour les salariés.

Un second rendez-vous est prévu jeudi après-midi au siège de la CGT, à Montreuil, où seront discutés les contours d’une mobilisation, sans doute le 31 mars. L’Unsa et la CFDT seront absentes.