François Hollande et Manuel Valls dégringolent dans un sondage

IMPOPULARITÉ Les cotes de popularité de François Hollande et de Manuel Valls ont connu des baisses significatives en février, selon le baromètre Ifop pour le JDD...

T.L.G.

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French President Francois Hollande, left, and French Prime Minister Manuel Valls talk to each other after the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris, Wednesday, Feb. 10, 2016. French foreign minister Laurent Fabius says he is to leave the government to be named at the head of the Constitutional Council, France’s top court making sure bills are compliant with the Constitution. (AP Photo/Michel Euler)/MEU104/278849287779/1602101216
French President Francois Hollande, left, and French Prime Minister Manuel Valls talk to each other after the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris, Wednesday, Feb. 10, 2016. French foreign minister Laurent Fabius says he is to leave the government to be named at the head of the Constitutional Council, France’s top court making sure bills are compliant with the Constitution. (AP Photo/Michel Euler)/MEU104/278849287779/1602101216 — Michel Euler/AP/SIPA

Sur une pente glissante. Les cotes de popularité de François Hollande et Manuel Valls ont connu des baisses importantes en février, selon le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche (JDD). Seuls 19 % des sondés se disent « satisfaits » de l’action du chef de l’Etat, contre 24 % le mois dernier (-5 points).

Ils sont au contraire 81 % à se dire « mécontents » (+6), quand 43 % sont « plutôt mécontents » et 38 % « très mécontents » (+5). Parmi les sympathisants PS, 53 % s’estiment satisfaits (-12). Le président de la République renoue avec une impopularité équivalente de celle qui prévalait fin 2014, avant les attentats de janvier.

Manuel Valls, record d'impopularité à Matignon

Dans sa chute, François Hollande entraîne avec lui Manuel Valls. Le Premier ministre chute à 33 %, soit 6 points de moins qu’en janvier. 66 % des sondés se disent mécontents (+6 points). C’est la première fois depuis sa nomination à Matignon que le chef du gouvernement atteint un niveau aussi faible, remarque le JDD. L’exécutif paie probablement le débat sur la déchéance de nationalité et l’avant-projet de loi sur le Code du travail, peu populaire à gauche.

Dans le Parisien, des proches de Manuel Valls souhaitent que leur poulain se prépare pour 2017, au cas où le chef de l’Etat renonce à se représenter. Certains estiment que Manuel Valls devrait alors quitter le gouvernement. « On lui a dit de ne pas couler avec Hollande », confie un proche du Premier ministre au quotidien francilien.

Sondage réalisé du 12 au 20 février par internet et téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 1.968 personnes de plus de 18 ans (méthode des quotas)