Jean-Christophe Cambadélis exprime des réserves sur le projet de loi El Khomri

EMPLOI Le texte n'est pas définitif mais des éléments commencent déjà à fuiter...

20 Minutes avec AFP

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Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris
Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris — FRANCOIS GUILLOT AFP

Avant même qu’elle ne soit présentée au conseil des ministres et le débat parlementaire, la réforme du travail portée par Myriam El Khomri fait déjà débat au sein de la majorité.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré jeudi au micro de BFMTV/RMC qu’il aurait « du mal à voter » la loi « dans l’état ». Il a également appelé à discuter le texte, qui n’est pas définitif mais « ne montre pas » selon lui d'« équilibre » entre « flexibilité » et « sécurité » notamment sur la question du « licenciement économique ».

Un texte à améliorer

« Pour l’instant je n’ai pas à le voter. Dans l’état j’aurais du mal à le voter », a-t-il expliqué au micro de BFMTV/RMC à propos du texte, transmis au Conseil d’État mercredi par la ministre du travail, Myriam El Khomri.

« Je demande qu’on l’améliore, qu’on l’équilibre », a-t-il proposé. « Il faut la flexisécurité à la française », a concédé le député de Paris, reprenant l’expression employée par le chef de l’Etat François Hollande au soir du remaniement le 11 février.

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Le gouvernement prêt à passer en force

Regrettant que le compte personnel d’activité ne soit « pas à sa place dans ce texte » comme s’il était un « élément secondaire », Jean-Christophe Cambadélis a exprimé son désaccord sur les nouveaux points concernant le licenciement économique.

Le premier secrétaire du PS a qualifié d'« acceptable » l’allongement de la durée de travail à 40 heures par semaine pour les apprentis et la limite à 10 heures par jour.

Jean-Christophe Cambadélis a dit attendre la discussion parlementaire mais la ministre du travail a laissé entendre jeudi dans Les Échos qu’elle n’excluait pas un recours du gouvernement au 49-3 pour faire passer la réforme.