Remaniement: Fleur Pellerin choquée par son éviction du gouvernement

POLITIQUE L’ancienne ministre de la Culture Fleur Pellerin revient sur son éviction…

Clémence Apetogbor

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La ministre de la Culture Fleur Pellerin à Paris le 13 novembre 2015.
La ministre de la Culture Fleur Pellerin à Paris le 13 novembre 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Oui, Fleur Pellerin a été choquée d’apprendre son éviction du ministère de la Culture. Pour autant, l’ancienne ministre tire un bilan positif de son action et entend bien continuer à jouer un rôle dans le destin du pays.

« Ces quatre années au gouvernement, à l’Economie numérique, puis au Commerce Extérieur et enfin à la Culture, ont été soldées en quatre minutes. Dire que je n’ai pas accusé le coup, que je n’ai pas été choquée par la nouvelle serait mentir » confie-t-elle à L’Obs.

Pas assez proche du gouvernement ?

Selon l’hebdomadaire, l’ancien ministre des Transports Frédéric Cuvillier estime que Fleur Pellerin n’était pas assez proche du gouvernement. Il considère qu’elle a été victime de l’influence de Julie Gayet, compagne du président et proche de la nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay.

Une explication que « ne peut pas croire » Fleur Pellerin. « Le président de la République a fait campagne sur la conception qu’il a du gouvernement du pays, sur son éthique dans l’exercice du pouvoir », affirme-t-elle. L’ancienne ministre dit ne pas imaginer que François Hollande ait pu être influencé par des manigances de courtisans.

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« Me faire travailler à ses côtés dans la campagne présidentielle avant de me nommer au ministère de la Culture était de sa part un acte politique. Mon visage et mon parcours d’enfant abandonnée à Séoul, adoptée en France par des parents aimants, et pur produit de l’école de la République, envoyait un certain message à la France d’aujourd’hui. »

Jouer un rôle dans le destin du pays

L’ex-ministre, fière de ce qu’elle a accompli rue de Valois, n’entend pas abandonner la politique pour autant. Celle qui était une « militante anonyme » à son arrivée en 2012 n’exclut rien pour la suite.

« Je prendrai une initiative dans les prochaines semaines. Je suis et je resterai une militante du changement », a-t-elle affirmé, soulignant qu’elle entendait jouer un rôle dans le destin du pays.