Il y aura d'autres attentats «d'ampleur» en Europe, «c'est une certitude», estime Manuel Valls

TERRORISME Le Premier ministre s'est exprimé ce samedi lors de la Conférence sur la sécurité de Munich...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls à Munich, le 12 février 2016
Le Premier ministre Manuel Valls à Munich, le 12 février 2016 — Christina Sabrowsky dpa

« C’est une certitude » qu’il y aura d’autres attentats « d’ampleur » en Europe, a déclaré ce samedi le Premier ministre français Manuel Valls lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, en estimant que le monde était entré dans une époque d'« hyperterrorisme ».

« Nous devons cette vérité à nos peuples : il y a aura d’autres attaques, des attaques d’ampleur, c’est une certitude. Cet hyperterrorisme est là pour durer, même si nous devons le combattre avec la plus grande détermination », a dit Manuel Valls.

« Nous avons changé d’époque »

La semaine dernière à Paris, le Premier ministre français avait déjà affirmé que le niveau de la menace d’attentats était actuellement « sans doute » supérieur à celui d’avant les attentats djihadistes du 13 novembre.

« Nous sommes entrés, nous tous le sentons bien, dans une nouvelle époque caractérisée par la présence durable de l’hyperterrorisme. Un hyperterrorisme qui se trouve à la confluence d’un pseudo-messianisme religieux et de l’usage de la terreur de masse », a affirmé le Premier ministre lors de cette conférence, surnommée le « Davos de la sécurité ».

« Nous devons en être pleinement conscients, et agir avec une très grande force et une très grande lucidité. Je le redis devant vous, comme je le dis à mes concitoyens : nous avons changé d’époque », a-t-il ajouté lors d’une table ronde à laquelle participait notamment son homologue russe Dmitri Medvedev.

Un pas encourageant à «concrétiser» en Syrie

Comme le président François Hollande jeudi soir, Manuel Valls a appelé la Russie à arrêter de mener des frappes en Syrie qui touchent la population civile.

« Je le dis sans aucune ambiguïté et en confiance, à Dmitri Medvedev : la France respecte la Russie et ses intérêts, (…) mais nous savons que pour retrouver la voie de la paix et de la discussion, les bombardements de la population civile doivent cesser », a-t-il dit.

Quant à l’accord obtenu à Munich entre les Etats-Unis, la Russie et leurs principaux alliés pour faire cesser les hostilités en Syrie, Manuel Valls a salué « une étape », mais « qu’il faut maintenant d’urgence concrétiser » dans « les faits ».