Déchéance de nationalité: Les Républicains ne parviennent pas à s'entendre

POLITIQUE Le chef des députés Républicains les a invités ce mardi à voter pour la déchéance de nationalité, estimant qu'on leur « demandera des comptes » en cas de nouveaux attentats...

20 Minutes avec AFP

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Les principaux dirigeant du parti Les Républicains à Nogent-sur-Marne le 57 septembre 2015.
Les principaux dirigeant du parti Les Républicains à Nogent-sur-Marne le 57 septembre 2015. — WITT/SIPA

L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a critiqué « ceux qui ont changé d’avis » sur la déchéance de nationalité en ciblant François Fillon lors de la réunion de groupe à l’Assemblée ce mardi, selon des participants.

« Que ceux qui ont toujours été contre votent contre, d’accord. Mais que ceux qui ont soutenu la déchéance par le passé changent d’avis, ça non ! François, j’ai lu ce que tu as déclaré [faisant référence aux déclarations de l’ancien Premier ministre dans le Journal du Dimanche]. J’aurais préféré que tu viennes le dire au bureau politique où nous en avons débattu deux heures et où tu n’étais pas », a affirmé le président des Républicains. En cas de nouveaux attentats en France, « on nous demandera des comptes. Les arguments des constitutionnalistes sont justes, mais ils seront balayés par les médias », a-t-il ajouté, cité par ces sources.

Pas de position unanime

A l’issue de cette longue réunion, le président du groupe LR, Christian Jacob, a reconnu que les députés de son parti ne sont pas parvenus à « une position unanime » sur le vote de la révision constitutionnelle, du fait principalement de leurs divergences sur la déchéance de nationalité.

« Les avis sont partagés sur ce sujet. Il n’y aura pas de position unanime du groupe », a déclaré Christian Jacob devant la presse.