Comptes de campagne de Sarkozy: Jean-François Copé n'a pas été mis en examen

POLITIQUE L’ex-patron de l’UMP a été entendu ce lundi comme témoin assisté dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012…

Claire Planchard

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Jean-Francois Copé à son arrivée au pôle financier le 3 février   2015 à Paris
Jean-Francois Copé à son arrivée au pôle financier le 3 février 2015 à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

Une audition, rien de plus. Ce lundi, Jean-François Copé, a été entendu durant six heures par un juge financier qui enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

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Soupçons autour de Bygmalion

Le député-maire de Meaux, qui dirigeait à l’époque l’UMP devenue Les Républicains, a été entendu sous le statut de témoin assisté. Les investigations portent sur un système de fausses factures qui auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP des dépenses relevant des comptes de campagne de l’ex-chef de l’État, afin de dissimuler une explosion du plafond légal de 22,5 millions d’euros.

Au cœur du dispositif se trouve la société Bygmalion. Selon ses patrons, dont certains sont des proches du député-maire de Meaux, ce stratagème aurait notamment été imposé à la société de communication. Ils ont reconnu avoir facturé des conventions UMP fictives pour couvrir des dépenses de meetings.

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Déjà 13 mises en examen

Jean-François Copé lui a toujours nié avoir eu vent de ce dispositif avant une réunion mi-mai 2014, au lendemain de révélations de Libération. « Abasourdi » et « trahi », il aurait alors compris « la réalité du délit (…) commis derrière (son) dos, à savoir la prise en charge par l’UMP de dépenses de la campagne présidentielle », a-t-il dit aux policiers le 28 juillet lors d’une audition libre.

« Si j’avais été informé des pratiques délictuelles qui ont donné lieu à cette affaire, je m’y serais totalement opposé », « c’est sans aucun doute pour cela qu’on ne me l’a jamais dit », avait encore assuré Jean-François Copé. Son avocat a indiqué à l’AFP qu’il n’avait pas été mis en examen ce lundi à l’issue de son audition.

Cadres de l’UMP, de Bygmalion ou de l’équipe de campagne, treize personnes ont été jusqu’à présent mises en examen.