VIDEO. État d'urgence: Le gouvernement bien seul face aux critiques

SECURITE Les contestations se multiplient alors que le gouvernement s’apprête à voter un nouveau prolongement de l’état d’urgence…

Maxime Deloffre

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Manuel Valls fait face à une levée de boucliers contre l'état d'urgence
Manuel Valls fait face à une levée de boucliers contre l'état d'urgence — Denis ALLARD-POOL/SIPA

L’état d’urgence pourrait durer « jusqu’à ce qu’on puisse en finir avec Daesh ». En une petite phrase lâchée au micro de la BBC le 22 janvier, Manuel Valls s'est attiré les foudres des opposants à l’état d’urgence.

Décrété le 13 novembre par François Hollande, à la suite des attentats de Paris, et prolongé de trois mois dans la foulée, l’état d’exception subit des critiques de plus en plus vives. Pas de quoi refroidir l’exécutif, qui entend faire adopter par les parlementaires sa prolongation jusqu’au 26 mai, et l’inscrire dans la Constitution. Il est censé prendre fin le 26 février.

Abus, arbitraire, prévention autoritaire…

Les écologistes ont fait partie des premiers à dégainer, accusant le gouvernement de se servir de l’état d’urgence pour neutraliser les opposants au projet Notre-Dame-des-Landes. Depuis, plusieurs syndicats de magistrat ainsi que des ONG, telle Amnesty International, alertent des dérives et des risques d’abus omniprésents. Les Anonymous ont également piraté le site du Parti socialiste en guise d’avertissement.

Un signal d’alarme conforté par une récente décision du Conseil d’état. L’instance a jugé illégale une assignation à résidence et l’a invalidée, un exemple repris en chœur par les détracteurs de l’état d’urgence et les manifestants qui ont défilé dans plusieurs villes de France le week-end dernier.

 

Les détracteurs ne manquent pas de pointer le bilan de cet état d’urgence : 3.000 perquisitions ont abouti à 4 enquêtes sur des dossiers terroristes et à 1 seule mise en examen.