«Excusez-moi les gars, je suis garde des Sceaux», le moment où Urvoas a eu confirmation de sa nomination

JUSTICE Jean-Jacques Urvoas se trouvait à l'Assemblée quand son téléphone a «bipé»...

N.Beu. avec AFP

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Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, le 10 mai 2015 à Paris.
Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, le 10 mai 2015 à Paris. — IBO/SIPA

« Excusez-moi les gars, Christiane Taubira a démissionné, je suis garde des Sceaux. » Voilà les premiers mots qu'aurait prononcés Jean-Jacques Urvoas ce mercredi matin, en apprenant qu'il devenait officiellement garde des Sceaux. C'est en tout cas ce qu'a raconté à plusieurs journalistes le député PS Patrick Mennucci.

Selon lui, Urvoas aurait eu confirmation de sa nomination alors qu’il présidait une réunion entre députés PS de la commission des Lois avant la venue de Manuel Valls. « A 8h55, Jean-Jacques Urvoas était en train de parler de la réforme constitutionnelle [dont il devait être le rapporteur) quand son téléphone a bipé. Il nous a dit : "Excusez-moi les gars, Christiane Taubira a démissionné, je suis garde des Sceaux" », a rapporté le député PS des Bouches-du-Rhône à des journalistes en salle des Quatre-Colonnes.

L'allusion de Valls mardi soir

« Du coup, on a nommé Dominique Raimbourg comme rapporteur et moi comme orateur du groupe socialiste », a ajouté l’élu des Bouches-du-Rhône, avec un sourire. Pour Mennucci, Urvoas, un proche du chef du gouvernement, est un « très grand constitutionnaliste » et le « meilleur parlementaire pour devenir ministre ».

Mardi soir, lors du dîner entre ces mêmes députés PS avec Manuel Valls à Matignon pour travailler encore à un accord sur la déchéance de nationalité, l’élu marseillais dit avoir lancé au Premier ministre : « Si jamais un jour t’as une influence sur le remaniement, ce serait bien de le nommer. » « Je n’ai pas bien compris la réponse, mais il a dit en substance que ça pourrait arriver plus tôt que je le pensais », a plaisanté le député marseillais.