Sarkozy au Medef: «Nous allons faire de la croissance. Avec cette croissance, nous aurons le plein emploi»

POLITIQUE Nicolas Sarkozy a exposé les grandes lignes de sa politique économique…

P. K.

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Décidément, Nicolas Sarkozy est vraiment le président de la rupture. Même élu depuis quatre mois, il continue à prononcer des discours qui ressemblent furieusement à ceux de sa campagne. Résultat, alors que les mots prononcés lors de l’Université d’été du Medef devaient servir à présenter le programme économique du président, ce discours aura surtout permis à Nicolas Sarkozy de préciser les grandes orientations économiques qu’il entendait donner à son quinquennat.

«Capitalisme d’entrepreneurs»

Pas de grandes annonces précises, mais à part un allègement fiscal pour les entreprises qui investiraient dans la recherche, mais une ligne directrice: Nicolas Sarkozy veut un «capitalisme d’entrepreneurs», très différent d’un «capitalisme de spéculateurs».

A venir, une poursuite de l’allègement fiscal pour les entreprises, un assouplissement des 35h, une simplification des relations avec l’administration, pas de sanctions pénales… De quoi faire plaisir au parterre de chefs d’entreprise. En contrepartie, ils devront faire un effort sur les salaires, et surtout ne pas invoquer la «compétitivité» pour renâcler à un petit coup de pouce pour les salariés: pouvoir d'achat et compétitivité vont de pair. «Pourquoi opposer l'un à l'autre?»

«Plein emploi»

Pour améliorer la compétitivité, Nicolas Sarkozy aimerait bien compter sur une remise en cause de la politique d’euro fort de la BCE. «Je crois à l'indépendance de la BCE, mais je n'accepterais jamais qu'un sujet aussi important échappe au débat.»

L’objectif: gagner un point de croissance, pour atteindre le plein emploi. Les chômeurs, eux, auront un «meilleur service», grâce à la fusion prochaine de l’ANPE et de l’Unedic. En contrepartie, ils ne pourront refuser plusieurs propositions d’emploi dans leurs cordes.