Inde: François Hollande achève sa visite par la parade militaire du Republic Day

MONDE Ce défilé d'une heure et demie s'est déroulé sous haute surveillance policière, près de 50.000 personnels de sécurité ayant été déployés...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président François Hollande assistent mardi au défilé du Republic Day le 26 janvier 2016 à New Delhi
Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président François Hollande assistent mardi au défilé du Republic Day le 26 janvier 2016 à New Delhi — PRAKASH SINGH AFP

François Hollande a assisté mardi au défilé du Republic Day, parade haut en couleur mettant en scène la puissance militaire indienne et sa diversité culturelle, pour le dernier jour de sa visite d'Etat en Inde. Exceptionnellement invités et placés quasiment en tête de défilé, le 35e Régiment d'infanterie de l'armée de terre française et les musiciens de la Musique de l'Infanterie ont marché derrière quatre véhicules de vétérans indiens.

50.000 personnels de sécurité

La parade a démarré du palais présidentiel et s'est étirée le long du Rajpath, la grande avenue qui traverse le centre de Delhi pour se poursuivre jusqu'à l'India Gate, où est érigé un mémorial des soldats inconnus. 

Les hommes de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air ont défilé en habits d'apparat puis sont venues les forces de sécurité des frontières (BSF) à dos de chameau, plus habitués à patrouiller dans le désert du Thar, à la frontière avec le Pakistan. Les Etats indiens ont présenté ensuite leurs cultures régionales avec des chars souvent très fleuris et animés tandis que des écoliers dansaient.

Ce défilé d'une heure et demie s'est déroulé sous haute surveillance policière, près de 50.000 personnels de sécurité ayant été déployés, selon un porte-parole de la police, pour surveiller la capitale.

François Hollande et le Premier ministre Narendra Modi ont suivi la parade derrière une vitre blindée. Tant l'Inde que la France vivent dans la menace de nouveaux attentats.

Rafale, contrat inabouti

Avant cette dernière journée symbolique, la visite du président français a été marquée par la poursuite de difficiles discussions sur la vente de 36 Rafale à l'Inde, qui butent toujours sur le prix, et par une déclaration commune des dirigeants des deux pays promettant un renforcement de la coopération antiterroriste.

L'Inde et la France ont paraphé lundi un accord intergouvernemental en vue de l'acquisition par Delhi des avions de combat de Dassault Aviation, dont l'armée indienne a un besoin impérieux. 

Mais les discussions bloquent sur le prix - plusieurs milliards d'euros - et le niveau de sophistication des appareils. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a assuré lundi soir que l'accord intergouvernemental était «incontournable».

«Il fallait mettre au point le dispositif de base qui intègre à la fois les délais, la garantie d'Etat, la définition des spécificités de l'appareil, les procédures en cas de contentieux», a-t-il dit. La discussion sur les prix devrait «normalement être assez rapide, entre quelques jours et quelques semaines», a-t-il poursuivi tandis que Dassault espère conclure d'ici quatre semaines.