VIDEO. «Je suis devenu la caricature de moi-même», confie Jean-François Copé chez Fogiel

MEDIAS Ce mardi soir sur France 3, Jean-François Copé, ex-président de l’UMP, se livre sur son parcours dans une émission télé…

Anne-Laëtitia Béraud

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Capture écran de Jean-François Copé, député LR de Meaux. © Dominique Jacovides - Bestimage. France 3
Capture écran de Jean-François Copé, député LR de Meaux. © Dominique Jacovides - Bestimage. France 3 — © Dominique Jacovides - Bestimage France 3

Dix-huit mois de silence. C’est le temps que l’ex-président de l’UMP s’est donné avant de revenir sur le devant de la scène médiatique. Forcé à la démission de la tête du parti de droite en mai 2014, Jean-François Copé est ce mardi soir l’invité de l’émission « Le divan » de Marc-Olivier Fogiel, sur France 3.

Durant 70 minutes, où l’animateur l’interroge à la façon de Freud, Jean-François Copé revient sur son abstinence médiatique. « Cela m’est paru indispensable de choisir le silence. Pour quelqu’un qui parlait tout le temps, ça fait drôle », confie-t-il, assis sur un canapé rouge.


Jean François Copé - La crise à l’UMP - Partie 1

« J’ai fait une erreur et l’on ne m’y reprendra plus »

L’émission, qui évoque des moments intimes, est aussi une tribune. Jean-François Copé revient notamment sur l’épisode de son élection contestée à la tête de l’UMP. « Bien sûr que je n’ai jamais triché, bien sûr que j’ai gagné cette élection d’un chouïa (…) Mon erreur me paraît aujourd’hui évidente. J’aurais dû à ce moment-là dire "On refait l’élection" tout de suite, sans attendre. En laissant planer ce doute, celui qui était battu avait toute une série de raisons pour dire "on m’a volé la victoire" (…) Je le dis sans fard, j’ai fait une erreur et l’on ne m’y reprendra plus ». « J’ai touché du doigt [mes limites]. Je me suis demandé sincèrement, profondément, si je n’allais finalement pas tout arrêter », confie-t-il.

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A propos de l’affaire des fausses factures liées à Bygmalion lors de la présidentielle 2012, Marc-Olivier Fogiel interroge : « Vous avez la conscience tranquille ? ». « En ce qui concerne mon innocence, totalement. Je ne suis l’objet d’aucune poursuite. Je ne suis pas mis en examen. J’ai été entendu en audition libre. La justice travaille, elle dira la vérité », répond Jean-François Copé, qui estime par ailleurs qu’« un cercle de confiance, c’est aussi un cercle de vulnérabilité ».

« Je suis devenu la caricature de moi-même »

De son omniprésence médiatique, l’ancien chef de file de la droite Jean-François Copé concède des erreurs : « Je suis devenu la caricature de moi-même ». « Je répétais les mêmes formules, les mêmes phrases, les mêmes tics (…). Il y avait même un hashtag #profondémentchoqué parce que j’étais tout le temps choqué ».


Jean-François Copé et l’affaire Bygmalion

Quant à son avenir, Jean-François Copé ne jure de rien. Quand Marc-Olivier Fogiel lui demande s’il pourra revenir en tant que responsable de parti, l’ancien chef de la droite répond : « Ce ne sera certainement pas à moi de le dire. On verra ce que sont les circonstances. »

Le « retour » médiatique de Jean-François Copé ne s’arrête pas à cette émission télé. Après Valeurs Actuelles la semaine dernière, le député-maire de Meaux publie mercredi l’ouvrage Le sursaut français (Stock, 20 euros) où il revient sur son parcours, sa famille, mais aussi son élection contestée à la tête de l’UMP, en pleine tourmente Bygmalion.