VIDEO. Présidentielle 2017: Hollande pourrait accepter une primaire à gauche pour éviter un 21 avril bis, selon Julien Dray

POLITIQUE Le président n'y serait pas opposé, «s'il y a une forme de code de déontologie»...

20 Minutes avec AFP

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Julien Dray sur BFMTV le 17 janvier 2016.
Julien Dray sur BFMTV le 17 janvier 2016. — BFMTV

L'enjeu, selon Julien Dray, est «de ne pas recommencer le 21 avril 2002». Le conseiller régional (PS) d'Ile-de-France a jugé dimanche sur BFMTV que François Hollande pourrait être prêt, sous conditions, à «une primaire de toute la gauche en vue d'avoir un seul candidat» en 2017, et ainsi limiter les risques d'une élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle.

Pour éviter ce scénario, «la solution peut être cette primaire s'il y a une forme de code de déontologie», explique Julien Dray, «qui dit qu'il n'y a pas de dissidence après si un candidat a perdu la primaire et qu'il y ait un cadre de débat pour que ce ne soit pas un tribunal». Quant à savoir si François Hollande serait prêt à s'y plier, le conseiller régional déclare: «Oui... enfin je ne peux pas répondre à sa place».

«La primaire va lui permettre aussi de s'expliquer»

Pour lui, «pas besoin d'être sorcier: cela se lit dans les sondages. Il (François Hollande) est comme tout le monde, il a compris qu'il y a un risque d'élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle, il a vécu le 21 avril 2002 (...) il n'a pas envie de le revivre et de faire revivre ça à la gauche».

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«La primaire va lui permettre aussi de s'expliquer (...) sur la manière dont il a géré le pays pendant les quatre ans et demi-cinq ans, les choses qui ont bien ou mal marché (...) je n'ai aucun doute sur sa capacité à mener le débat», a enchaîné l'élu socialiste, voyant François Hollande comme «un bon président».

«Le petit village d'Astérix»

Alors que Jean-Yves Le Drian et Manuel Valls ont trouvé une primaire inopportune car le président sortant serait le «candidat naturel» pour 2017, Julien Dray a glissé qu'«il est le candidat naturel de notre camp, mais que dans la gauche, il n'y a pas que notre camp, pas que la gauche réformiste -qui comprend aussi les écologistes-, mais aussi une partie importante de la gauche radicale avec laquelle on peut travailler».

Sur Jean-Luc Mélenchon, qui a exclu de participer à une primaire à gauche, cet élu PS a considéré que, dans le cas d'une «primaire de rassemblement (...) celui qui se met à l'écart du dispositif peut, peut-être, être candidat coûte que coûte» à l'Elysée, au risque d'un isolement plus grand que «le petit village d'Astérix».