Sarkozy «ne comprend pas la séparation entre lui et le peuple de droite», critique Darmanin

POLITIQUE L’ancien président de la République « se trompe », estime le maire de Tourcoing…

20 Minutes avec AFP
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Gérald Darmanin à Saint-André-lez-Lille, le 3 novembre 2015.
Gérald Darmanin à Saint-André-lez-Lille, le 3 novembre 2015. — SARAH ALCALAY/SIPA

Le maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, qui vient de quitter la direction des Républicains, critique avec virulence Nicolas Sarkozy, qui selon lui ne « comprend la séparation entre lui » et une partie de la droite, dans Le Parisien publié dimanche.

« Je le dis clairement : en ce moment, il se trompe. Il semble ne pas comprendre la séparation et l’incompréhension entre lui et le peuple de droite qui exigerait une remise en question de sa part », dénonce Gérald Darmanin, nouveau vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

«Nous ne retrouvons pas cette magie» de 2007

Le maire de Tourcoing, porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l’UMP en 2014, avait déjà annoncé son intention de quitter la direction nationale des Républicains et encouragé Nicolas Sarkozy à changer « d’entourage et de méthode ». « Nicolas Sarkozy avait réussi à créer ce magnifique désir du "rêve français" en 2007. Nous ne retrouvons pas cette magie. J’en suis nostalgique », détaille-t-il dans Le Parisien.

Il fustige aussi les récentes nominations au sein de la direction de LR : « Malgré leurs qualités personnelles, la nomination de Guillaume Peltier et Guillaume Larrivé est révélatrice du choix d’une certaine ligne politique, qui n’est pas tout à fait la mienne ». « Et comment prétendre qu’on fait de la politique autrement avec la nomination d’un numéro 2 (Laurent Wauquiez) qui est président de la deuxième région de France tout en restant député ? », s’emporte-t-il.

« Oui, la France est désormais culturellement à droite », explique Gérald Darmanin. « Mais cela ne veut pas dire qu’elle est de droite identitaire. La ligne identitaire ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la future campagne ». « Il faut un équilibre entre l’autorité et le social, entre la fermeté et la solidarité », préconise ce proche de Xavier Bertrand.