Marine Le Pen entendue comme témoin assisté dans l'enquête sur le financement du FN

JUSTICE Les juges soupçonnent le FN d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public...

20 Minutes avec AFP

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La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse, le 7 décembre 2015 à Lille
La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse, le 7 décembre 2015 à Lille — DENIS CHARLET AFP

La présidente du Front national Marine Le Pen a été entendue mardi comme témoin assisté dans l'enquête sur des soupçons de fraude dans le financement des campagnes 2012 du parti d'extrême droite, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.

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Contactée par l'AFP, Marine Le Pen n'a pas donné suite. Le FN est mis en examen dans ce dossier depuis septembre, pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie. 

Un statut particulier

Ce statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de témoin simple et de mis en examen, retenu pour les personnes sur lesquelles pèsent des indices graves ou concordants. Introduit par la loi Guigou en 1999, qui s’attache notamment à la présomption d’innocence, «le statut de témoin assisté est très particulier, et n’existe pas dans les droits anglo-saxons», précise à 20 Minutes Me Emmanuel Pierrat.

Le témoin assisté est «un statut plus léger que celui de mis en examen, mais différent de celui du simple témoin, à qui on ne reproche rien. Contre le témoin assisté, on a 99% de reproches, mais il manque 1% de preuves pour une mise en examen», explique l’avocat. «Et quand bien même le juge n’a pas de preuve formelle, il estime la personne visée a pu participer à la commission de l’infraction», ajoute Emmanuel Pierrat.