Vœux de François Hollande: «Nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme»

RÉVEILLON Le chef de l'Etat a conclu cette année marquée par deux attentats majeurs par sa volonté de lutter contre le terrorisme..

H.S.

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François Hollande lors de la présentation de ses voeux aux Français le 31 décembre 2015.
François Hollande lors de la présentation de ses voeux aux Français le 31 décembre 2015. — STRINGER / AFP

A quelques heures de sa prise de parole, l’entourage de François Hollande promettait une allocution empreinte de « gravité et de solennité ». Promesse tenue pour le chef de l’Etat qui a adressé aux Français ses vœux lors d’une intervention qui a duré près de neuf minutes.

Le Président est revenu sur les grands événements de l’année et a entamé son discours en adressant un mot aux familles des victimes, aux personnels soignants mobilisés lors des attentats qui ont marqué l’année 2015, aux soldats ou encore aux policiers. Confortablement installé dans ses habits de « Père de la Nation », François Hollande s’est dit « fier » des Françaises et des Français, saluant leur « détermination », « solidarité » et « sang-froid » tout en rappelant que la menace terroriste restait présente.

La réforme constitutionnelle maintenue

Pas de référendum mais un « débat parlementaire légitime », voilà la position défendue par François Hollande concernant le projet de réforme constitutionnelle. Annoncée dès le rassemblement des parlementaires à Versailles, après les attentats du 13 novembre, cette réforme vise à inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, ainsi que la déchéance de nationalité pour les Français binationaux condamnés définitivement pour des crimes terroristes. Une mesure qui suscite la polémique mais auquel s’accroche le chef de l’Etat assurant qu’il revenait « désormais au Parlement de prendre ses responsabilités. »

>> Déchéance de nationalité : Pour Hollande et Valls, le référendum serait « dangereux »

L’annonce de la formation de 500 000 chômeurs 

L’allocution n’a pas été marqué par un flot d’annonces mais le Président de la République a insisté sur « l’état d’urgence économique et social ». Alors que les Français inscrivent la lutte contre le chômage en tête de leur voeux pour 2016, François Hollande a assuré que 500 000 personnes bénéficieraient en 2016 d’une formation aux « métiers de demain ». Sans évoquer de mesure précise, il a également évoqué le sort des apprentis, promettant « qu’aucun apprenti ne soit sans employeur et qu’aucun employeur ne demeure sans apprenti ». Enfin la généralisation du service civique, à destination des jeunes, devrait être mise en place par le gouvernement

François Hollande, contrairement aux années passées, a privilégié le recours au « je » sauf lorsqu'il a abordé la crise migratoire. Ici, plus question de rester à l'échelle nationale, le Président tient à l'inscrire dans une dimension européenne.

Après avoir évoqué l'accord signé lors de la COP 21, les débordements en Corse ou encore sa volonté de mettre en place un « sécurité sociale professionnelle », le chef de l'Etat a conclut son allocution par une ultime référence aux attentats de janvier et de novembre: « 2015 fut une année de souffrance et de résistance, alors faisons de 2016 une année de vaillance et d’espérance ».