Corse: «Il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées», affirme Manuel Valls

POLITIQUE Manuel Valls a contesté les mesures défendues par Gilles Simeoni, nouveau président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse...

B.D. avec AFP

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Manuel Valls lors de son intervention au 20h de TF1, le 7 décembre 2015
Manuel Valls lors de son intervention au 20h de TF1, le 7 décembre 2015 — KENZO TRIBOUILLARD / POOL / AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a averti ce mercredi sur TF1 qu'«il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées» avec le nouvel exécutif corse dirigé par les nationalistes.

«L'amnistie des prisonniers politiques ? Il n'y a pas de prisonniers politiques. La co-officialité [de deux langues, corse et français] ? Il n'y a qu'une seule langue dans la République, c'est le français. Un statut de résident pour les Corses, sur le plan fiscal ? C'est contraire à la République», a énuméré Manuel Valls, contestant des mesures défendues par Gilles Simeoni, nouveau président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, après la victoire des nationalistes aux régionales.

«La Corse est dans la France et dans la République et aucun discours, en corse ou en français, ne pourra remettre en question ce lien», a aussi prévenu le chef du gouvernement, faisant allusion au discours en corse du nouveau président de l'Assemblée de l'île, l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni. «Je discuterai avec le président de l'exécutif, Gilles Simeoni, sur ce qui était prévu depuis déjà un certain nombre de mois, c'est-à-dire sur la collectivité unique de la Corse. Mais là il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées», a-t-il dit.