«La loi sera la même pour tous, y compris en Corse», prévient le gouvernement

POLEMIQUE L'autonomiste Gilles Simeoni a accédé jeudi à la présidence du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale (CTC), le mini gouvernement de l'île, tandis que l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni s'est installé au perchoir de l'Assemblée de Corse...

20 Minutes avec AFP
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Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen le 10 juin 2015 à l'Assemblée nationale
Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen le 10 juin 2015 à l'Assemblée nationale — BERTRAND GUAY AFP

C'est un avertissement. Au lendemain de l'installation des nationalistes à la tête des institutions corses, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a prévenu vendredi sur Europe 1 que «la loi sera la même pour tous, y compris en Corse».

L'Etat a l'intention de faire appliquer «les lois de la République sur l'ensemble du territoire national, y compris la Corse. C'est tout à fait clair», a-t-il martelé. «Tous les Français aiment beaucoup la Corse et les Corses, mais ils n'ont pas l'intention de renoncer à l'état de droit en Corse pour faire plaisir à certains», a ajouté le secrétaire d'Etat.

«La Corse, une nation»

L'autonomiste Gilles Simeoni a accédé jeudi à la présidence du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale (CTC), le mini gouvernement de l'île, tandis que l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni s'est installé au perchoir de l'Assemblée de Corse.

>> Mais qui est Gilles Simeoni?

«En votant pour les nationalistes, le peuple corse a dit que la Corse n'était pas un morceau d'un autre pays mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d'être au monde», a notamment dit Jean-Guy Talamoni Talamoni qui a prononcé tout son discours en corse.

Gilles Simeoni a insisté sur la mise en oeuvre des délibérations de l'Assemblée votées ces dernières années et «restées à ce jour sans suite, ni effet». Outre l'amnistie pour les prisonniers, il a mentionné la coofficialité de la langue corse, un statut fiscal, la politique foncière et l'instauration d'un statut de résident, le pouvoir législatif et l'inscription de la Corse dans la constitution.