NKM dénonce le«peloton d'exécution» qui l'a exclue de la direction des Républicains

REACTION Nathalie Kosciusko-Morizet laisse aussi planer le doute sur sa candidature à la primaire dans une interview au « Parisien »…

D.B.

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Nathalie Kosciusko-Morizet, le 7 décembre 2015 à Paris.  / AFP / DOMINIQUE FAGET
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 7 décembre 2015 à Paris. / AFP / DOMINIQUE FAGET — AFP

Elle est encore sous le coup de son éviction de la direction du parti Les Républicains, mais elle n’a pas perdu de son mordant. Dans un entretien au Parisien paru ce mercredi, Nathalie Kosciusko-Morizet dénonce les conditions de son éviction à la tête du parti : « J’ai eu le sentiment, lundi matin au bureau politique, que certains se croyaient dans un peloton d’exécution et voulaient du sang. »

Elle fustige aussi les raisons qui lui ont valu d’être débarquée : « Ce qui est paradoxal, c’est qu’au moment où on annonce la volonté d’ouvrir un débat au sein du parti, on choisit d’écarter ceux qui ont des désaccords », affirme-t-elle. Tout en plaidant n’avoir jamais changé de ligne elle-même : « Mon opposition au ni-ni, je l’ai expliquée dans un livre dès 2011. J’avais fait de ma liberté de parole une des conditions quand j’ai accepté les responsabilités de vice-présidente il y a un an. Il semble qu’aujourd’hui on ne soit plus dans la même logique… »

« J’ai le sentiment qu’il n’y a plus de dialogue »

Pour elle, le parti n’est plus un lieu de débat : «J’ai le sentiment qu’il n’y a plus de dialogue. Si la contestation n’est plus supportée, le débat se fera en dehors du parti. » NKM critique aussi la ligne actuelle du parti : « On ne gagne pas une élection sur la nostalgie de la France d’hier ou même sur la France de toujours. Il faut parler aussi de la France de demain. La France n’a pas besoin de réactionnaires, mais de visionnaires. » Et d’enfoncer le clou : « A force de se droitiser, les républicains finiront par quitter les Républicains. »

>> A lire aussi : Eviction de NKM : « J’ai reçu le verdict avant le procès », réagit la numéro 2 des Républicains

Interrogée sur son éventuelle candidature à la primaire, NKM demeure évasive : « je n’irai pas contre quelqu’un mais pour des idées. » Et en cas de décision favorable sur le sujet, on sait déjà quand elle sera dévoilée au grand public : « Le bon timing, c’est le printemps », déclare-t-elle. Une manière de souligner qu’elle y songe précisément…