Les Républicains: NKM quitte la direction du parti, Wauquiez la remplace

PARTI Très critique envers la ligne politique de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet quitte officiellement la direction du part...

C.B. avec AFP

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NKM le 20 mai 2015 à Paris
NKM le 20 mai 2015 à Paris — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Elle n'aura pas attendu janvier. Nathalie Kosciusko-Morizet quitte dès à présent la direction des Républicains. Elle est remplacée à ce poste de numéro 2 du parti par Laurent Wauquiez, nouveau président de la région Rhône-Alpes-Auvergne.

Ce départ, décidé par Nicolas Sarkozy, n'est pas une surprise, mais il ne devait survenir qu'en janvier. Interrogée ce mardi sur cette éviction par France info, l’élue estime « avoir reçu le verdict avant le procès ». Et d’ajouter : « Quand on organise un débat au bureau politique, soit c’est un vrai débat et dans ce cas-là on peut voter contre la ligne officielle, soit il n’y a qu’une tête, c’est un faux débat, c’est un plébiscite, mais ça ne s’appelle pas un débat et d’ailleurs je crois que ça ne s’appelle plus un parti politique ».

Bientôt candidate à la primaire ?

Opposée au ni-ni (ni PS, ni Front national) prôné par Sarkozy, Kosciusko-Morizet a jugé que les résultats du second tour des régionales pour la droite étaient « en trompe l’œil parce que ces victoires ont été acquises, notamment, grâce, dans certaines régions, au rassemblement avec des électeurs de gauche qui ont voulu faire barrage au FN ».

« Les résultats du 1er tour, c’est la droite et le centre à 27 %. Il y a un danger pour l’alternance parce qu’avec la droite et le centre à 27 %, il y a le risque que notre candidat ne soit pas présent au second tour de l’élection présidentielle en 2017 et qu’on laisse les Français face à un choix mortifère entre Marine Le Pen et François Hollande », a-t-elle poursuivi.

D’ailleurs, NKM n’a jamais été aussi proche de l’annonce de sa propre candidature à la primaire à la primaire à droite pour la présidentielle. « J’y réfléchis, j’y travaille et c’est vrai que les événements des derniers jours m’ont confortée dans l’idée qu’il y avait des Français, des voix qui avaient besoin d’être entendus et représentés. Maintenant je n’ai pas d’annonce à vous faire, là ce matin », a-t-elle dit, pressée de préciser ses intentions.