Eviction de NKM: «J'ai reçu le verdict avant le procès», réagit la numéro 2 des Républicains

REACTION NKM revient sur son éviction à venir de la direction du parti des Républicains...

C.B. avec AFP

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Paris le 08 octobre 2013. Portrait de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).
Paris le 08 octobre 2013. Portrait de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). — A. Gelebart / 20 Minutes

En janvier, Nathalie Kosciusko-Morizet ne fera plus partie de la direction du parti Les Républicains. Ainsi en a décidé Nicolas Sarkozy, « suite à une série de tensions et d’échanges vifs concernant la ligne » du parti, a rappelé ce mardi matin NKM sur France Info.

Interrogée sur cette éviction, l’élue estime « avoir reçu le verdict avant le procès ». Et d’ajouter : « Quand on organise un débat au bureau politique, soit c’est un vrai débat et dans ce cas-là on peut voter contre la ligne officielle, soit il n’y a qu’une tête, c’est un faux débat, c’est un plébiscite, mais ça ne s’appelle pas un débat et d’ailleurs je crois que ça ne s’appelle plus un parti politique ».

Opposée au ni-ni (ni PS, ni Front national) prôné par Sarkozy, Kosciusko-Morizet a jugé que les résultats du second tour des régionales pour la droite étaient « en trompe l’œil parce que ces victoires ont été acquises, notamment, grâce, dans certaines régions, au rassemblement avec des électeurs de gauche qui ont voulu faire barrage au FN ».

Bientôt candidate à la primaire ?

« Les résultats du 1er tour, c’est la droite et le centre à 27 %. Il y a un danger pour l’alternance parce qu’avec la droite et le centre à 27 %, il y a le risque que notre candidat ne soit pas présent au second tour de l’élection présidentielle en 2017 et qu’on laisse les Français face à un choix mortifère entre Marine Le Pen et François Hollande », a-t-elle poursuivi.

D’ailleurs, NKM n’a jamais été aussi proche de l’annonce de sa propre candidature à la primaire à la primaire à droite pour la présidentielle. « J’y réfléchis, j’y travaille et c’est vrai que les événements des derniers jours m’ont confortée dans l’idée qu’il y avait des Français, des voix qui avaient besoin d’être entendus et représentés. Maintenant je n’ai pas d’annonce à vous faire, là ce matin », a-t-elle dit, pressée de préciser ses intentions.