Régionales 2015: Nathalie Kosciusko-Morizet évincée de la direction des Républicains

POLITIQUE L’ex-candidate à la mairie de Paris s’est farouchement opposée à la position du « ni PS-ni FN » prônée par Nicolas Sarkozy…

H.S. avec AFP
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NKM le 20 mai 2015 à Paris
NKM le 20 mai 2015 à Paris — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le couperet est tombé pour Nathalie Kosciusko-Morizet. Moins de 24 heures après les résultats du second tour des élections régionales, la vice-présidente des Républicains, a été écartée de la direction du parti.

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Farouchement opposée au « ni-ni »

NKM, qui a franchement critiqué la ligne du « ni PS ni FN » défendue par l’ancien chef de l’Etat, avait été désignée numéro deux du parti après l’élection de Nicolas Sarkozy fin novembre 2014. A l’issue du premier tour des régionales, elle était la seule avec Jean-Pierre Raffarin à s’être opposée à la ligne « ni retrait, ni fusion ». Encore dimanche soir après le second tour, elle s’en est prise de nouveau à ce principe, se disant « heureuse » que les électeurs « n’aient pas appliqué le ni-ni ».

Un grand merci aux électeurs qui se sont mobilisés et félicitations à nos candidats qui se sont battus dans un contexte difficile
— N. Kosciusko-Morizet (@nk_m) December 13, 2015

 

Une position revendiquée il y a plusieurs mois

Depuis son installation à la direction des Républicains, les accrochages entre l’élue de Paris, qui revendique sa liberté de parole, et l’ex-Président avaient été nombreux. Mais Nicolas Sarkozy semblait tenir à conserver NKM, tenante de positions plus modérées, à côté d’un n°3 plus droitier, Laurent Wauquiez. Sauf que cette position d’équilibriste s’est fragilisée à mesure que la position de chef de parti de Nicolas Sarkozy était de plus en plus contestée de toute part.

Il y a plusieurs mois déjà, sa position lors d’une législative partielle dans le Doubs pour le front républicain avait fortement indisposé Nicolas Sarkozy. Depuis un an, la rumeur d’une éviction a régulièrement circulé à son sujet. Dans la foulée de l’annonce, l’ancien Président de la République a déclaré qu’il souhaitait former « une nouvelle équipe dirigeante du parti d’opposition », « avec un souci de fond et de cohérence ».

Sidérée de l’éviction annoncée de @nk_m. Les électeurs hier ont choisi de mettre en oeuvre le front républicain. Et heureusement.
— Aurore Bergé (@auroreberge) December 14, 2015

En plus de François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire ou Xavier Bertrand, NKM est pressentie pour participer à la primaire de la droite et du centre qui doit se tenir en novembre 2016 en vue de désigner le/la candidat (e) à la présidentielle. Peu après l’annonce de son éviction, Nathalie Kosciusko-Morizet a qualifié son éviction de la direction des Républicains de « vieille idée stalinienne » consistant à « croire que le parti se renforce en s’épurant ».