Sarkozy échoue à faire récuser une juge qui l'a mis en examen pour corruption

JUSTICE L'ancien président est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès d'un haut magistrat...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, le soir du premier tour des régionales au QG du parti, le 6 décembre 2015 à Paris.
Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, le soir du premier tour des régionales au QG du parti, le 6 décembre 2015 à Paris. — VILLARD/SIPA

La demande de Nicolas Sarkozy de récuser une des deux juges qui l'ont mis en examen pour corruption a été rejetée par la cour d'appel de Paris, selon une source judiciaire.

Mis en examen notamment pour corruption et trafic d'influence actifs, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir fin 2013, début 2014, des informations couvertes par le secret auprès d'un haut magistrat, contre promesse d'un poste de prestige.

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L'ancien président, qui nie s'être rendu coupable d'une quelconque infraction, a durement mis en cause l'impartialité de l'une des deux juges d'instruction, Claire Thépaut, évoquant son appartenance au Syndicat de la magistrature (SM), marqué à gauche.

La juge reprend le dossier

La décision de la cour d'appel de rejeter sa demande ne peut pas faire l'objet d'un recours. La juge Thépaut, qui s'était mise en retrait de l'enquête, va donc pouvoir la reprendre avec l'autre juge saisie, Patricia Simon.

Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy reste sous la menace d'un renvoi en correctionnelle, une menace persistante au moment où il entame la campagne pour la primaire pour la présidentielle de 2017. Mais les recours successifs retardent cette enquête, qui avait déjà été suspendue plusieurs mois, le temps que la cour d'appel se penche sur la validité des écoutes téléphoniques qui sont au coeur du dossier.

Ces écoutes avaient été validées par la cour d'appel, mais les mis en examen, Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et le haut magistrat concerné Gilbert Azibert se sont pourvus en cassation. Des pourvois qui doivent être examinés le 5 janvier.