Montebourg ne souhaite pas que le président «dépende de milliardaires»

POLITIQUE Il propose que la République finance les vacances…

D'après AFP

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Sur des clichés pris par un photographe de l'AFP depuis le lac à Springfield Point, on peut voir le chef de l'Etat français, nageant avec ses lunettes de soleil, s'approcher en souriant d'un jet-ski jaune sur lequel se trouvent deux adultes et un adolescent.
Sur des clichés pris par un photographe de l'AFP depuis le lac à Springfield Point, on peut voir le chef de l'Etat français, nageant avec ses lunettes de soleil, s'approcher en souriant d'un jet-ski jaune sur lequel se trouvent deux adultes et un adolescent. — Don Emmert AFP

Le député PS Arnaud Montebourg affirme dans «Le Parisien-Aujourd'hui en France» à paraître samedi que cela ne le gênerait pas «que la République paye au président des vacances, même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables».

«Je ne souhaite pas que le président de la République, de toute la République, dépende de milliardaires», ajoute le député de Saône-et-Loire, soulignant qu'un «président de la République doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés». Une allusion limpide aux vacances de Nicolas Sarkozy, dans une maison louée pour 22.000 euros par semaine, et prêtée «par des amis», selon l'Elysée.

«Les institutions n’ont pas fonctionné»

A propos des vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis, il juge qu'il «eût été, de sa part, plus consensuel de prendre ses premières vacances en Europe, afin de montrer son attachement à celle-ci, plutôt qu'au bord d'un lac luxueux en attendant les bonnes grâces de la Maison Blanche».

Interrogé à propos de la libération des infirmières bulgares, Arnaud Montebourg considère que «sur l'affaire libyenne, les institutions n'ont pas fonctionné et les mensonges se sont succédé». «Les Français doivent connaître l'étendue de nos accords avec la Libye».

Le PS «une vieille porcelaine fragile»

L'ancien porte-parole de Ségolène Royal dénonce aussi «la concentration abusive des pouvoirs» qui «se retournera contre son instigateur».

Quant au PS, il le juge «en convalescence». «C'est une vieille porcelaine fragile», selon lui, qu'il faut «amener à évoluer en respectant les délais qui ont été fixés et en travaillant à recoudre les blessures et les fractures multiples». «C'est un travail de dentellière. Il y faudra de la patience et de la délicatesse».