VIDEO. #DirectPolitique: Thomas Guénolé maintient ses propos sur les failles du renseignement

POLEMIQUE Le politologue a été mis à pied par RMC après une chronique pointant les failles du ministère de l'Intérieur suite aux attentats à Paris. Il était l'invité de #DirectPolitique ce mardi matin...

David Blanchard

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Le politologue Thomas Guénolé, le 17 Septembre 2015, à Paris.
Le politologue Thomas Guénolé, le 17 Septembre 2015, à Paris. — IBO/SIPA

Mis à pied par RMC à la suite d’une chronique qui a déplu au ministère de l’Intérieur, Thomas Guénolé a expliqué sur le plateau de #DirectPolitique ne rien retirer de ses propos. Invité de 20 Minutes, Ouest-France et L’internaute.com, le professeur à Science-Po Paris a redit ne pas comprendre les raisons de son éviction.

Attentats à Paris : RMC licencie un politologue à cause d’une chronique

« J’ai présenté les différentes accusations qui s’accumulaient dans les médias, et réclamé une commission d’enquête, a souligné Thomas Guénolé. J’ai une trace écrite du directeur de la rédaction de RMC dans laquelle on me dit que depuis que j’ai fait ma chronique, le ministère de l’Intérieur refuse de venir sur le plateau, et les sources policières des journalistes se taisent. C’est un boycott, et un embargo. De la manière la plus claire, il y a une pression, comme si c’était un annonceur publicitaire, mais en coupant les sources d’information et les invités. »

Quant à revenir sur ses propos, comme il a été un temps question, Thomas Guénolé s’y refuse : « Tous les médias sur lesquels je me suis appuyé maintiennent leurs informations et aucun n’a reçu de démenti officiel du ministère de l’Intérieur. Des coups de fil en off, il y en a eu, on le sait, notamment à RMC, mais des démentis officiels par rapport aux informations que j’ai données, zéro. A combien de morts on peut considérer que le ministère de l’Intérieur doit rendre des comptes et qu’il doit y avoir des investigations transparentes sur les éventuelles défaillances de notre sécurité intérieure en général, et antiterroriste en particulier ? A quel niveau de pression du ministère de l’Intérieur sur les journalistes on a le droit d’en parler, et de leur dire de se calmer ? C’est une habitude semble-t-il, et une pratique malsaine. »