Bernard Laporte ira directement au ministère

avec AFP

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"On ne va pas en altitude pour les bienfaits de l'altitude", a prévenu l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte, qui compte davantage sur les stages à Val-d'Isère, de lundi à samedi, puis à Font-Romeu la semaine prochaine, pour changer d'environnement.
"On ne va pas en altitude pour les bienfaits de l'altitude", a prévenu l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte, qui compte davantage sur les stages à Val-d'Isère, de lundi à samedi, puis à Font-Romeu la semaine prochaine, pour changer d'environnement. — Damien Meyer AFP/Archives

Il l’affirme au «Journal du Dimanche» : «Je vais enchaîner et c’est bien comme ça.» Le sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte, passera donc directement des pelouses du Mondial au ministère de la Jeunesse et des Sports. «Ça m’excite de passer directement à un autre challenge. Je n’aurai pas le temps de gamberger», poursuit celui qui devrait devenir secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports.

Sa nomination à ce poste est connue depuis le 19 juin, lors de l’annonce de la composition du gouvernement Fillon 2, formé à l’issue des législatives.

Laporte ne sait pas encore quel sera son premier dossier, mais la préparation du Mondial de rugby (qui débutera le 7 septembre à Saint-Denis) ne l’empêche visiblement de s'informer sur l'organisation du ministère. Il a même commencé à lire «la législation, les rapports hebdomadaires de (son) directeur de cabinet».

Il indique aussi avoir donné «par sympathie» un coup de pouce au dossier Boris Diaw, le basketteur privé d'équipe de France par son club pour un problème d'assurance.

Bernard Laporte s'apprête notamment pour ses débuts au ministère à être «supporteur de l'équipe de France féminine de handball» lors du Mondial à domicile en décembre, à préparer les jeux Olympiques de Pékin, à se pencher sur «les problèmes de Val d'Isère», organisateur des prochains Mondiaux de ski en 2009. Il rencontrera également Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), avant la renégociation des droits télé de la Ligue 1.

Interrogé sur l'absence de contrôle antidopage depuis le début de la préparation de la Coupe du monde de rugby, Bernard Laporte a rappelé qu'il y avait un «suivi longitudinal» en France, se montrant plus perplexe sur le cas de la Nouvelle-Zélande ou de l'Angleterre, déclarant notamment: «On n'est sûr de rien» et qu'il fallait aller «plus loin» que les contrôles urinaires en matches internationaux.

S'il n'exclut pas d'adhérer à l'UMP et se dit «sarkozyste», il affirme qu'il n'est «pour le moment» pas question de se présenter à des élections.

A propos d'un éventuel mélange des genres entre ses affaires et la politique, Bernard Laporte, dont la société de communication «va s'arrêter», indique enfin qu'il ne sera «plus gérant» de ses différentes affaires, dont il restera toutefois actionnaire.