VIDEO. Bayrou a tout de suite senti que Hollande allait vers «de grandes difficultés»

POLITIQUE Le président du MoDem laisse entendre qu'il pourrait se présenter en 2017 si la droite choisit Nicolas Sarkozy pour la représenter...

M.C. avec AFP

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François Bayrou sur France 2, le 12 novembre 2015.
François Bayrou sur France 2, le 12 novembre 2015. — FRANCE 2

Il dit avoir senti « à la première seconde » que le quinquennat de François Hollande allait au devant « de grandes difficultés ». François Bayrou, qui a voté pour le candidat socialiste au second tour de 2012, a fait part jeudi soir sur France 2 de ses doutes sur l’actuel président et sur les candidats à la présidentielle de 2017.

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« J’ai eu le sentiment qu’il avait choisi un chemin qui allait le conduire à de grandes difficultés à la première seconde, au moment où il n’a pas raccompagné Nicolas Sarkozy jusqu’à sa voiture dans la cour de l’Elysée, et où il n’a pas prononcé le nom de Nicolas Sarkozy dans le discours qu’il a tenu de prise de fonction. Je me suis dit "ouille, ouille, ouille !" », a confié le président du MoDem dans l’émission Des Paroles et des Actes :

Si les Français avaient à choisir entre Hollande, Sarkozy et Le Pen, « alors je ferais face »

« La nécessité d’un président de la République, surtout quand il vient d’être élu, c’est qu’il devienne rassembleur du pays », a-t-il expliqué. « Au fond, le principal reproche qui me vient à l’esprit quand je pense au bilan de François Hollande c’est qu’au lieu d’être au-dessus de la mêlée (…) il a choisi d’être une sorte de Premier secrétaire du PS prolongé », a-t-il argumenté.

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Interrogé sur la présidentielle de 2017, François Bayrou a dit souhaiter qu’il y ait un candidat qui puisse rassembler » « pour être une vraie alternative, citant le nom d’Alain Juppé. Il a en revanche laissé entendre qu’il pourrait être candidat si Nicolas Sarkozy sortait vainqueur de la primaire à droite. « Si les Français se trouvaient devant un choix qui serait : François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen, alors je ferais face », a-t-il déclaré, précisant : « je serais dans la responsabilité de celui qui ne peut pas accepter que la France n’ait que ce choix-là ».