«Entre 200.000 et 400.00 étrangers clandestins en France», selon Brice Hortefeux

IMMIGRATION Une évaluation du ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement...

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Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, évalue à "entre 200.000 et 400.000" le nombre d'étrangers clandestins en France.
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, évalue à "entre 200.000 et 400.000" le nombre d'étrangers clandestins en France. — Mehdi Fedouach AFP/Archives

Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, évalue «entre 200.000 et 400.000» le nombre d'étrangers clandestins en France.

«Ma détermination est totale. Nous ne fermons plus les yeux et les premiers résultats arrivent, dit-il, 10.000 personnes ont été contrôlées depuis le début de l'année. Dans ce cadre, 275 employeurs et 536 étrangers ont été interpellés. C'est une augmentation de 300% en un an», assure-t-il dans un entretien paru lundi dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France».

Les syndicats d'inspecteurs du travail avaient déposé un recours devant le conseil d'Etat pour contester les compétences du ministère de Brice Hortefeux après qu'il leur ai demandé d'agir contre l'immigration clandestine. Réponse du ministre: «le code du travail prévoit que les inspecteurs du travail doivent constater les infractions d'aide au séjour irrégulier des étrangers. Ce qui leur est demandé, c'est d'appliquer la loi, ni plus ni moins.»
«Les immigrés en situation irrégulière ont vocation a être reconduits dans leur pays d'origine, poursuit le ministre, au contraire, ceux qui ont un titre de séjour régulier doivent être prioritaires pour accéder à l'emploi».

«C'est pour ceux-là qu'il faut se battre»

Brice Hortefeux estime que «les premières victimes de l'immigration clandestine, ce sont les étrangers qui, eux, ont effectué le parcours légal d'intégration». «Leur taux de chômage est supérieur à 20%. C'est pour ceux-là qu'il faut se battre», dit-il.

«Nous devons nous battre pour aider les dirigeants africains à offrir un avenir à leur jeunesse chez eux. Je me réjouis à cet égard des propos de Lilian Thuram qui, lors d'un voyage en Guinée, a encouragé les Africains à ne pas se laisser tromper par le prétendu eldorado français ou européen», affirme encore le ministre de l'Immigration.

«Immigration choisie et concertée»

«Nous avons besoin d'une immigration choisie et concertée. La priorité doit donc être donnée à l'immigration de travail, légale et maîtrisée. Elle ne représente actuellement que 7% des flux. Notre objectif est de parvenir à 50%», conclut-il.