Manuel Valls dénonce les propos «pas responsables» de Nicolas Sarkozy sur l'autorité de l'Etat

POLITIQUE Le patron des Républicains avait mis en cause l'exécutif dans une interview ce mardi matin...

T.L.G. avec AFP

— 

Manuel Valls.
Manuel Valls. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Manuel Valls répond à Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre a dénoncé mardi les propos «pas sérieux» et «pas responsable(s)» du patron des Républicains. Ce dernier avait estimé dans un entretien au Parisien qu'il n'y avait «plus d'autorité de l'Etat en France».

«Dire qu'il n'y a pas d'autorité de l'Etat quand soi-même on a affaibli pendant des années l'Etat, en supprimant 13.000 postes de policiers et de gendarmes, en baissant les moyens du ministère de l'Intérieur - c'est-à-dire des forces de l'ordre -, en supprimant des centaines de postes de magistrats... Dire qu'il n'y a plus d'autorité de l'Etat quand soi-même, tous les jours, on remet en cause l'indépendance de la justice, ça n'est pas sérieux et surtout pas responsable», a déclaré le Premier ministre en arrivant à l'Assemblée nationale.

>> A lire aussi: «Plan de sécurité»: Les quatre annonces phares de Nicolas Sarkozy

«Diviser uniquement à des fins intérieures n'a aucun sens»

«L'autorité de l'Etat est assurée pour lutter contre la délinquance, qui baisse, pour lutter contre les trafics de drogue, pour combattre bien évidemment le terrorisme. C'est une question trop sérieuse pour se livrer à des polémiques», a-t-il ajouté. 

«Je sais qu'il y a des échéances, des élections régionales, l'élection présidentielle, la préparation des primaires dans l'opposition. Mais toutes ces échéances méritent du sérieux, de la responsabilité, de la hauteur de vue, et de l'unité et du rassemblement», a-t-il poursuivi.

«Diviser uniquement à des fins intérieures n'a aucun sens», a critiqué le Premier ministre à l'adresse de l'ex-chef de l'Etat, appelant les responsables de l'opposition à «de la retenue et à de la responsabilité».

«Face aux défis du pays (...) il faut être au niveau et ne pas se livrer à ces approximations, à des propositions qui ne sont pas sérieuses et à des critiques qui ne sont pas entendables», a-t-il conclu.