VIDEO. «Il n'y a qu'un seul Président, c'est François Hollande», se défend Sarkozy après sa rencontre avec Poutine

POLITIQUE Le président des Républicains s’est défendu de faire de la « diplomatie parallèle » après sa rencontre avec Vladimir Poutine, ce jeudi…

M.C.

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Nicolas Sarkozy sur BFMTV le 29 octobre 2015.
Nicolas Sarkozy sur BFMTV le 29 octobre 2015. — BFMTV

«Il n'y a qu'un seul président de la République, c'est François Hollande». Nicolas Sarkozy, dont la rencontre à Moscou avec Vladimir Poutine lors d'un déplacement en Russie a été critiquée, s'est défendu jeudi sur BFMTV de faire de la «diplomatie parallèle» ou de la «provocation».

«Je ne saisirai pas l'occasion d'un déplacement à l'étranger» pour critiquer la France, a lancé le chef des Républicains, tout en ironisant sur un François Hollande qui aurait «du mal à porter sa propre parole». Il a aussi appelé la France à avoir un «dialogue loyal et franc avec la Russie» pour éviter une «guerre froide qui ne dit pas son nom», et affirmé avoir demandé à Vladimir Poutine de «bombarder ces barbares de Daesh et non l'opposition» modérée au régime de Bachar al-Assad.

Troisième rencontre depuis 2012

Avant de s'entretenir en privé dans la résidence de Vladimir Poutine près de Moscou, les deux hommes ont échangé quelques mots devant la presse. «Je suis content d'être ici à Moscou, et tu connais ma conviction que le monde a besoin de la Russie», a lancé Nicolas Sarkozy, qui voit Vladimir Poutine pour la troisième fois depuis qu'il a quitté l'Elysée en 2012.

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L'ancien président français a refusé de répondre à Manuel Valls, qui avait demandé à ne «pas mettre en cause» la position de la France «à l'extérieur», lâchant seulement qu'il ne voulait «pas polémiquer» ni céder à «la petite politicaille». «Il me paraît normal que l'ancien président de la République et chef de l'opposition aille discuter» avec des dirigeants étrangers, lancé Nicolas Sarkozy, précisant qu'il se rendrait notamment en Chine dans les prochains mois.