Mélenchon conteste la réédition de Mein Kampf «quand il y a déjà Le Pen!»

NAZISME Dans un poste de blog, le leader du Front de gauche regrette de partager le même éditeur que celui du programme d’Hitler…

R.S.

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Un exemplaire du manifeste antisémite d'Adolf Hitler, «Mein Kampf».
Un exemplaire du manifeste antisémite d'Adolf Hitler, «Mein Kampf». — CARL DE SOUZA / AFP

« Non ! Pas Mein Kampf quand il y a déjà Le Pen ! » Voilà le titre du billet de Jean-Luc Mélenchon, posté jeudi 22 octobre sur son blog. Le leader du Front de gauche a appris par la presse la réédition chez Fayard du livre-programme d’Adolf Hitler, qui tombera dans le domaine public le 1er janvier prochain.

« Editer, c’est diffuser »

Dans la mesure où il partage cet éditeur, il s’adresse à lui en début de billet : « Je veux vous dire mon opposition totale à ce projet (…) Mein Kampf est l’acte de condamnation à mort de 6 millions de personnes dans les camps nazis et de 50 millions de morts au total dans la deuxième Guerre Mondiale. Il est la négation même de l’idée d’humanité universelle. »

« Editer, c’est diffuser, poursuit l’ancien candidat à la Présidentielle. La simple évocation de votre projet a déjà assuré une publicité inégalée à ce livre criminel. Rééditer ce livre, c’est le rendre accessible à n’importe qui. (…) Car vous savez aussi bien que moi dans quel contexte cette édition va intervenir : dans toute l’Europe et en France, l’ethnicisme le plus ouvert et barbare s’affiche de nouveau. »

Après la polémique Des Paroles et des Actes

Il termine son billet en évoquant le retour d’un climat marqué par les « persécutions antisémites et anti-musulmanes ». Mais aussi le monde « sans mémoire » qui voit le « service public de télévision promouvoir sans fin les nouveaux visages de l’ethnicisme dans notre pays. » Une référence à Marine Le Pen, invitée sur le plateau de Des Paroles et des Actes sur France 2, avant que l’émission soit annulée. Sans la citer Jean-Luc Mélenchon, fustige donc la patronne du Front National qu’il avait déjà qualifiée publiquement de « fasciste », sans être inquiété par les tribunaux en 2011.