Le président Nicolas Sarkozy a installé mercredi le "comité de réflexion" sur les institutions, s'engageant à nouveau à ce qu'une réforme "ait lieu" et qu'elle soit votée avant les municipales de mars 2008.
Le président Nicolas Sarkozy a installé mercredi le "comité de réflexion" sur les institutions, s'engageant à nouveau à ce qu'une réforme "ait lieu" et qu'elle soit votée avant les municipales de mars 2008. — Patrick Kovarik AFP

REFORME

Treize «sages» pour réformer la Constitution

Le président a dessiné les pistes de réflexion et fixé les échéances...

Le «Comité de réflexion sur les institutions» a été mis en place mercredi par le président de la République, Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse. Présidé par Edouard Balladur, il comporte treize «sages» venant de la droite, du centre et de la gauche (Jack Lang est un des vice-présidents). Ce Comité devra «aider le gouvernement à prendre des décisions» en faisant des propositions dans le sens des idées exprimées par le président de la République.

«Il ne s'agit pas de changer de République mais à l'intérieur de la Vème République de voir comment on peut être plus moderne, c'est-à-dire plus responsable», a précisé Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a assuré qu'il irait «dans le sens du consensus» et que le résultat final serait «entre mes convictions et ma capacité à convaincre».

Un procureur général de la Nation

Et il a tracé les voies de réflexion: encadrer les pouvoirs du Président, lui permettre de venir devant le Parlement, contrôler le budget de l'Elysée, limiter le nombre de mandats présidentiels, accorder un droit de regard sur les nominations, définir le statut de l'opposition. Nicolas Sarkozy aimerait changer la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et créer un procureur général de la Nation.

«L'affaire de tous les Français»

Quant aux critiques de l'opposition à propos de la présence de personnalités de gauche au sein du Comité, Nicolas Sarkozy a répondu que «la Constitution, c'est l'affaire de tous les Français et pas de la majorité contre la minorité». Jack Lang, qui concentre les attaques du PS, s'est redit «un homme libre».

Le Comité devra rendre ses conclusions le 1er novembre et la réforme devrait être votée «avant les municipales» de mars 2008, a souhaité le chef de l'Etat.