Le Front démocrates et Ecologistes! fondent un nouveau parti, l’UDE

POLITIQUE L'Union des démocrates et des écologistes est né ce samedi avec la bénédiction du PS …

20 Minutes avec AFP

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Francois de Rugy (g), Jean-Vincent Placé (2e g), Jean-Luc Bennahmias (d) et Jean-Christophe Cambadélis lors du congrès fondateur de l'UDE à Paris, le 17 octobre 2015
Francois de Rugy (g), Jean-Vincent Placé (2e g), Jean-Luc Bennahmias (d) et Jean-Christophe Cambadélis lors du congrès fondateur de l'UDE à Paris, le 17 octobre 2015 — DOMINIQUE FAGET AFP

L'Union des démocrates et écologistes (UDE) a tenu samedi sous les auspices du PS son congrès fondateur à Paris, en proclamant son soutien à la politique du gouvernement et sa volonté d'y exercer des responsabilités.

Le mouvement, présidé par le sénateur Jean-Vincent Placé, résulte de l'union du Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias avec Ecologistes!, fondé par le député François de Rugy.

«L’écologie a vocation à entrer au gouvernement»,

Les trois hommes avaient posé les bases de cette union début septembre, quelques jours après la démission avec fracas de Jean-Vincent Placé Placé et François de Rugy d'Europe Ecologie-Les Verts, dont ils avaient dénoncé la «dérive gauchiste».

«Oui, nous soutenons le gouvernement, oui, nous soutenons (le président) François Hollande. Nous sommes des gens responsables, pragmatiques», a déclaré dans son discours introductif le président du Front démocrate Jean-Luc Bennahmias.

«Des journalistes me disent parfois: vous faites ça parce que vous voulez gouverner (...) Nous assumons pleinement: si nous créons un rassemblement, c'est parce que nous considérons que l'écologie a vocation à entrer au gouvernement», a de son côté expliqué François de Rugy devant une assistance d'environ 300 personnes, rassemblées à l'appel des deux formations dans une salle de la Cité des sciences et de l'industrie (Paris XIXe).

Le patron du PS au premier rang

Au premier rang du public se trouvait le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis. Des membres du PRG, du Mouvement des progressistes de Robert Hue, du MRC et du Mouvement écologiste indépendant étaient également présents.

Jean-Christophe Cambadélis a salué à la tribune la démarche impulsée par l'UDE. «Vous êtes l'avant-garde du chemin de l'union», leur a-t-il dit. «Bravo pour avoir décidé dès le départ de vous situer du côté de la gauche du réel, la gauche de la transformation écologique et sociale de notre société», les a-t-il félicités.

Le patron du PS a une nouvelle fois plaidé pour l'unité de la gauche aux régionales et fait la promotion du «référendum» que le PS organise ce week-end sur ce thème avec l'UDE et Génération écologie.

«Hégémonie persistante».

Un temps annoncé, Robert Hue n'était finalement pas présent. Il a salué dans un message lu la naissance du mouvement, tout en semblant prendre ses distances avec une alliance où le PS conserve une «hégémonie persistante».

Le Premier ministre Manuel Valls, également annoncé dans un premier temps, n'est pas non plus venu.

Sans doute soucieux de marquer leur indépendance vis-à-vis de l'exécutif, Jean-Luc Bennahmias et Jean-Vincent Placé ont rappelé à François Hollande sa promesse de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim avant la fin du quinquennat.

«La parole donnée c'est important, et sur le sujet Fessenheim c'est essentiel, parce que cela symbolise la loi de transition énergétique que nous avons votée (...) Nous exigeons le respect de cette parole donnée dans l'année 2016, parce que là ça matérialise (...) ce qui scinde les actes et les paroles», a dit M. Placé dans son discours de clôture.

Jean-Luc Bennahmias avait ouvert le congrès en demandant une minute de silence en mémoire du militant écologiste Rémi Fraisse, mort le 26 octobre 2014 au cours d'un rassemblement contre la construction du barrage de Sivens (Tarn).

La naissance de l'UDE est la conséquence d'une crise politique ouverte au sein d'EELV après la décision de Cécile Duflot de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls au printemps 2014.

Elle rassemble d'ores et déjà, outre François de Rugy et Jean-Viencent Placé, les députés Véronique Massoneau, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, la sénatrice Aline Archimbaud et une quinzaine d'élus locaux.

Le PRG a de son côté rappelé ce samedi son souhait de voir se bâtir un «Nouvelle Force Progressiste», et annoncé avoir sollicité en ce sens le Front démocrate, le MdP, Ecologistes!, Cap21, le Mei et le MRC.